L' almanach de la mandragore

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Les potins médiévaux
Maître Grimaut adore les potins.
Pour lui faire plaisir , en voici quelques-uns.

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La corne de licorne

Issue d'une figure antique, la licorne est décrite par Ctésias comme porteuse d'une corne dont les princes indiens se serviraient afin de faire des hanaps contre le poison. Ces écrits sont repris par Aristote et Pline l'Ancien Élien le Sophiste dit lui aussi que boire dans cette corne protège des maladies et des poisons Ces écrits influencent les auteurs du Moyen Âge et jusqu'à la Renaissance, la licorne devient l'animal imaginaire le plus important et le plus fréquemment mentionné dans l'Occident, son existence étant considérée réelle. D'autres parties de son corps se voient attribuer des vertus médicinales, ainsi, au XIIe siècle, l’abbesse Hildegarde de Bingen préconise un onguent à base de foie de licorne et de jaune d’œuf contre la lèpre Le port d’une ceinture en cuir de licorne est censé protéger de la peste et de la fièvre, tandis que des chaussures en cuir de cet animal éloigneraient les maladies des pieds

L'utilisation médicinale réelle de la licorne est liée à sa corne et à son pouvoir de purification supposé depuis l'Antiquité, qui est mentionné explicitement pour la première fois au XIIIe siècle. Les légendes sur les propriétés de la corne de licorne circulant dès le Moyen Âge sont à l’origine du commerce florissant de ces objets qui deviennent de plus en plus communs jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, où leur origine réelle est connue. La licorne n'ayant jamais existé telle qu'elle est représentée, ce sont le plus souvent des dents de narval que l'on nomme « cornes de licornes » durant ces époques

Recette: un dessert médiéval

la coupetode

Cette recette porte le nom du plat en terre dans lequel on la cuisait traditionnellement « le
coupet ».
Il en est ainsi pour un certain nombre de recette, « la toupinade » qui se cuit dans le toupin, « le cassoulet » qui se mijote dans une cassolle, « les tajines » que l’on sert dans ce plat si caractéristique de forme conique.
C’est une recette très ancienne, je pense qu'elle date du moyen âge, que j’ai retrouvé dans un petit livre « Recettes paysannes de Haute-Loire » paru aux éditions du curieux, C'est ici qui rassemble des recettes proposées par le réseau des Fermes-Auberges. Sandrine, Simone, et Jérôme Lahondes la propose lors d’un Casse-croûte à la ferme dans le beau village de Chanaleilles.C'est ici
A l’origine cette recette de dessert rustique se faisait avec du pain rassis pour ne pas gaspiller. J’ai préféré remplacer le pain par des tranches de brioche. Si vous avez la chance de pouvoir acheter du bon lait frais entier et des œufs de poules, baladeuses et frondeuses, vivant en liberté, que vous ayez aussi la chance de faire cuire votre coupétado dans un four de cuisinière à bois, alors c’est certain, vous toucherez au sublime.

On peut aussi faire ce dessert en deux versions : collective ou individuelle et varier à l’infini en remplaçant les pruneaux et les raisins secs par d’autres fruits. Par gourmandise on peut aussi rajouter un peu de rhum ou de zeste d'agrumes et pourquoi pas, au diable l'avarice et les avaricieux, les deux ensemble...!

- Placer les 12 pruneaux entiers et la belle poignée de raisins secs dans un plat allant au four.
- Recouvrer de tranche de pain sec (ou de brioche rassise).

- Dans un saladier, battre les 50 cl de lait frais entier avec les 4 œufs, les 100 g de sucre, puis verser la préparation sur les tranches en tassant avec le dos d’une fourchette.
- Faire cuire au four préchauffé à 150° th 5.
- La coupétado est prête quand elle est bien gonflée et dorée. (environ 30/40 minutes)
- Servir tiède ou froid.

Voici donc la recette originale, moi j’ai une autre méthode, je divise le sucre en deux, j’en mets donc 50 grammes dans la préparation liquide, en fin de cuisson je répartis les 50 grammes restantes sur la surface et je mets quelques instants sous le grill en surveillant bien sûr…c’est divin !

Je vous propose d'ouvrir avec ce dessert une simple bouteille de limonade pour parachever ce retour d'enfance, ou mieux encore une bouteille de limonade aux fleurs de sureau.


Restaurant médiéval
Voyage dans le temps
Oyez, oyez, venez goûter aux spécialités du Moyen-âge dans une chapelle néo-gothique du XIXe siècle qui recréée l'atmosphère médiévale. Fouaces (petits pains) et hypocrass (boisson faite de vin où ont macéré des épices et des fleurs) accompagnent les spécialités médiévales angevines de la fin du XVe siècle. En costume d'époque, c'est encore mieux, alors L'Auberge Angevine en prête gracieusement. Bel apestit !

un dîner au temps du moyen-âge
 
Un dîner au temps du Moyen-Âge ©  Auberge Angevine
Les procès d'animaux

Le crime des vers, procès d'animaux au Moyen-Age" par Chantal Knecht

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Les tards-venus

Nom donné aux compagnies de routiers qui, se trouvant sans emploi après le traité de Brétigny (1360), se répandirent dans les campagnes et dévastèrent par leurs pillages une grande partie du royaume de France.

On évalue leur nombre à 12 000 ou 15 000 hommes vivant par groupes autonomes de 200 à 300, mais ces petites unités étaient à l'occasion capables de se regrouper pour attaquer un objectif important. Sous la conduite de chefs de guerre expérimentés, tels Arnaud de Cervole, dit « l'Archiprêtre », ou Seguin de Badefol, les bandes de Tard-Venus, après avoir ravagé la Champagne, la Bresse et le Beaujolais, menacèrent Lyon. Une armée royale envoyée contre eux sous le commandement de Jacques de Bourbon subit une cuisante défaite sous les murs du château-fort de Brignais où les Tard-Venus s'étaient retranchés



(




6 avril 1362). Blessé, Jacques de Bourbon, fut conduit à Lyon où il succomba. Après avoir ainsi mis en déroute les troupes royales, Seguin de Badefol, entraînant ses hommes dans de nouvelles aventures, s'empara de Savigny et, en 1364, prit la place forte de Anse et s'établit dans la vallée de la Saône. Cependant, après avoir ravagé le Forez et la vallée du Rhône, une autre colonne de Tard-Venus, sous la conduite d'Arnaud de Cervole, s'attaquait à la Provence et au Languedoc.

   En 1365, Du Guesclin parvint enfin à débarrasser le royaume de France de ces Grandes Compagnies de Tard-Venus et de Truchins en les faisant passer de l'autre côté des Pyrénées après les avoir enrôlées au service de Henri de Trastamare, opposé à son demi-frère Pierre le Cruel pour la conquête de la couronne de Castille (1365).

Les loisirs

 Du haut en bas de l'échelle sociale, à la ville comme à la campagne, l'homme médiéval pratique une foule de distractions. Les nobles chassent, assistent aux fêtes de cour ou aux tournois, lisent, font de la musique, festoient. Les autres, paysans, bourgeois et même prêtres, participent à d'innombrables fêtes - certaines, comme le cycle Carnaval-Carême ou le cycle de Mai, durent plusieurs jours - dont l'Eglise cherche à limiter les « débordements » et à codifier les résurgences païennes. Tous boivent ferme, pratiquent le sport (les équipes villageoises jouent à la soule comme aujourd'hui on joue au football) et les jeux de société, fréquentent les bains publics...

 

 


Hygiène

La consommation de l'eau de Seine commence à poser un réel problème. Non potable à cause des rigoles de sang des abattoirs, des égouts, des latrines des maisons des ponts et la pollution causée par les tanneries. On met donc en place un système d'acheminement par aqueducs d'eaux de source. Philippe Auguste fait installer deux fontaines (Saint-Lazare et les Halles). Dès le XIIIe siècle, on creuse des puits ; mais l'eau puisée de la nappe phréatique est corrompue par des infiltrations. Quant aux bains ou étuves publics, on y dénote un véritable souci d'hygiène qui disparaîtra à la Renaissance.

En l'absence d'un service régulier de ramassage d'ordures et de l'inexistence des commodités, les habitants font où ils peuvent, dans une ruelle, sous un porche, dans une encoignure de porte… Les rues servent de décharge : ordures ménagères, résidus d'ateliers et boutiques, tripes jetées par les bouchers, agents colorants des teinturiers, suif des ciergiers… Les mauvaises odeurs dégagées par ces détritus se répandent dans toute la ville et deviennent insupportables lors des beaux jours. Hommes et animaux se partagent la rue : volailles, porcs fouinant dans les déchets et puis semant leurs défections sur leur passage, des chevaux, ânes et chèvres… Le nom de certaines rues témoignent de la saleté : rue Merdière, Pipi, Merderon… Les habitants d'une même rue se cotisent pour louer un tombereau qui les débarrasse des ordures.

La poulaine

La poulaine est une chaussure du Moyen Âge (XIVe siècle) autant pour les femmes que pour les hommes.

C'est une chaussure allongée, à l'extrémité pointue mesurant jusqu'à 50 cm, généralement relevée. Plus l'on appartenait à une classe sociale élevée, plus la pointe était longue. Pour les rois, la taille de l'extrémité pouvait être aussi grande que voulu. Le bout est rembourré de mousse ou chanvre pour la rigidité de la pointe.

Le clergé réprouvait ces chaussures car le bout pointu de la poulaine faisait relever la robe de la demoiselle assise en face, pouvant ainsi le faire remonter autant que cela lui était permis... ce qui est bien à l'encontre des principes du clergé. De plus, sa longueur empêchait le peuple de s'agenouiller pour prier, le clergé n'avait donc pas ces chaussures en haute estime.

Luxe et richesse chez les seigneurs








C’était à table que les seigneurs se plaisaient surtout à étaler leur luxe. Ils se livraient souvent entre eux des assauts de folles dépenses, et toute la rigueur des lois somptuaires renouvelées à l’avènement de chaque roi ne put rien contre cette frénésie de prodigalité.

   Un seigneur renfermé dans son manoir n’avait guère, en effet, d’autre moyen de montrer ses richesses qu’en exposant aux regards une nombreuse vaisselle d’or et d’argent ; c’était ordinairement l’occasion d’un repas que l’on annonçait quelque temps d’avance, et auquel venaient assister les bannerets du voisinage.
   La salle à manger était presque toujours l’appartement le plus vaste et le plus spacieux du château. Sur les murs, recouverts de longues tapisseries, étaient peintes des scènes tirées des fabliaux et des romans de chevalerie. Le parquet était jonché de foin, de nattes tressées de paille ou de fleurs, suivant les moyens du propriétaire. La table était au milieu et à l’autre bout, le dressoir ou dressouer, appelé buffet au XV° siècle, et éridence au XVI° ; plusieurs de nos rois en avaient trois : un pour l’argent, l’autre pour l’argent doré, et le dernier pour l’or. Disposé en gradins, on y plaçait dans l’ordre le plus favorable des bassins, des vases enrichis des pierres les plus précieuses. Tous ces objets n’étaient guère que pour la vue ; car les sculptures en ronde bosse, les dessins charmans que l’on y traçait, se seraient fort mal associés avec la sauce des mets et le tranchant du couteau et de la cuillère.
   On employait à la construction de ces dressouers les bois les plus précieux, taillés, sculptés, travaillés dans la forme et avec l’art que l’on connaît aux ouvriers du moyen âge. On les recouvrait quelques fois de draps d’or ; la ville d’Orléans en offrit un en or à l’empereur Charles IV, estimé à 8,000 livres tournois. La seule trace conservée de cette antique magnificence se retrouve encore dans nos campagnes, où il est d’habitude d’étaler, devant une vieille armoire gothique, quelques plats de faïence et un bassin de cuivre bien propre et bien brillant.
   Mais les choses usuelles se mettaient sur la table même. On y étendait une grande nappe richement ouvrée et à dessins à jour ; elle se nommait doublier, et ce ne fut que sous Henri III que l’on introduisit une seconde petite nappe roulée et relevée en coquille aux extrémités ; on l’enlevait au dessert. Quant aux serviettes, les assistants s’essuyaient au doublier ; ce n’était qu’à la fin du repas qu’un page apportait une aiguière et une serviette pour se laver les mains. L’expression trancher la nappe est venue de ce que, lorsqu’un seigneur voulait se venger d’un rival, il envoyait un héraut couper en deux la partie de la nappe devant laquelle il était assis, et renverser son pain et son verre ; c’était un affront que la mort seule pouvait laver. Chaque convive avait devant lui une assiette tantôt de terre, d’argent ou de faïence (nous ne parlons point des dessins et miniatures, que nos ancêtres reproduisaient jusque dans les choses les plus futiles) ; à côté était ce qu’on a appelé coupe, hanap, estamore, quart, etc. On en voit qui supportent outre le verre ordinaire, un autre petit, servant de pied, pour boire les liqueurs, et qui ne ressemble pas mal à une petite clochette. Le couteau fut d’abord le seul instrument connu pour porter les mets à la bouche ; on les faisait, pour cela, ronds du bout ; on leur donnait toutes les formes.
   Nos rois avaient pour renfermer leur couvert, ce qu’on appelait une nef ou cadenas, à cause de sa forme de vaisseau ; on y mettait couteau, cuillère, hanap, serviette, cure-dent, etc, etc. Aux extrémités de la table étaient ce qu’on appelait les surtouts, assiettes creuses où les mets se représentaient en bosse ; on les laissait vides, ils faisaient représentation. Des fontaines jaillissantes entouraient les convives, et laissaient couler à longs flots le vin, l’eau rose et l’eau de fleurs d’oranger. Puis une nombreuse suite de varlets, pages et écuyers faisaient le cercle, portant à la main des torches dans de superbes candélabres d’or et d’argent.
Article extrait du « Magasin pittoresque » 1833 (Gallica)
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Les festins
Autrefois, aux fêtes de la cour, on appelait entremets des décorations qu’on faisait rouler dans la salle du festin, et qui représentaient des villes, des châteaux et des jardins, avec des fontaines d’où coulaient toutes sortes de liqueurs. Au dîner donné par Charles V, roi de France, à l’empereur CHarles IV, en 1378, on s’achemina, après la messe, par la galerie des Merciers, dans la grande salle du palais, où les tables étaient dressées. Le roi se plaça entre l’empereur et le roi des Romains. Il y avait trois grands buffets : le premier de vaisselle d’or, le second de vaisselle de vermeil, et le troisième de vaisselle d’argent. Sur la fin du dîner commença le spectacle ou entremets. On vit paraître un vaisseau avec ses mâts, voiles et cordages : ses pavillons étaient aux armes de Jérusalem ; sur le tillac, on distinguait Godefroy de Bouillon, accompagné de plusieurs chevaliers armés de toutes pièces. Le vaisseau s’avança au milieu de la salle sans qu’on vît la machine qui le faisait mouvoir. Un moment après, parut la ville de Jérusalem avec ses tours couvertes de Sarrasins. Le vaisseau s’en approcha ; les chrétiens mirent pied à terre, et montèrent à l’assaut : les assiégés firent une belle défense ; plusieurs échelles furent renversées ; mais enfin la ville fut prise. Charles IX étant allé dîner chez un gentilhomme, auprès de Carcassonne, le plafond s’ouvrit à la fin du repas : on vit descendre une grosse nue, qui creva avec un bruit pareil à celui du tonnerre, laissant tomber une grêle de dragées, suivie d’une petite rosée de senteur. Les habitants des villes où le roi passait tâchaient de faire briller leur esprit par des devises, des emblèmes et des figures allégoriques. A l’entrée de Louis XI dans Tournay, en 1463, « De dessus la porte, dit Monstrelet, descendit par machine, une fille, la plus belle de la ville, laquelle, en saluant le roi, ouvrit sa robe devant sa poitrine, où il y avait un coeur bien fait, lequel coeur se fendit, et en sortit une grande fleur de lys d’or qu’elle présenta au roi de la part de la ville.
La femme a-t-elle une âme?
 On affirme qu’en 585, un concile s’est tenu à Mâcon pour trancher d’une épineuse question : la femme a-t-elle une âme ? On écrit là-dessus comme s’il s’agissait d’un fait historique démontré. D’autres interviennent pour s’écrier qu’il s’agit d’une légende. Il faut dire la vérité. [...] On trouve en 585 [ou 586] un synode provincial à Mâcon [réunissant les évêques de Bourgogne et de Neustrie mais pas d'Austrasie]. Les Actes en ont subsisté. Leur consultation attentive démontre qu’à aucun moment, il ne fut débattu de l’insolite problème de l’âme de la femme. Alors ? D’où vient cette légende si solidement implantée ? Le « coupable » est Grégoire de Tours. Il rapporte [au chapitre 91 de son Histoire des Francs] qu’un évêque déclara que la femme ne pouvait continuer à être appelée homme. Il proposa que l’on forgeât un terme qui désignerait la femme, la femme seule. Voilà le problème ramené à son exacte valeur : ce n’était point un problème de théologie, mais une question de grammaire. Cela gênait cet évêque que l’on dît les hommes pour désigner aussi bien les femmes que les hommes. On lui opposa la Genèse : Dieu créa l’homme mâle et femelle, appelant du même nom, homo, la femme et l’homme. On lui rappela qu’en latin, homo signifie créature humaine. [Grégoire de Tours précise que "les arguments des évêques le firent revenir" de cette fausse interprétation, ce qui "fit cesser la discussion".] Personne ne parla plus du synode de Mâcon jusqu’à la Révolution française. En pleine Terreur, le conventionnel Louis-Joseph Charlier [Président de la Convention en 1793] demanda si l’on était encore au temps où on décrétait, « comme dans un ancien concile, que les femmes ne faisaient pas partie du genre humain ». En 1848, une citoyenne devait franchir une nouvelle étape dans l’altération des textes. À la tête d’une délégation du Comité des « Droits de la femme », elle remettait une pétition tendant à obtenir le droit de vote pour les femmes et commençant par ces mots : « Messieurs, autrefois, un concile s’assembla pour décider cette grande question : savoir si la femme a une âme. » Les quelques lignes de Grégoire de Tours, définitivement déformées, étaient entrées dans le patrimoine définitif de la crédulité publique.
Le doigt d’honneur

simple réflexe?…et non, même le doigt d’honneur a une histoire…


pourquoi doigt d'honneurPendant la guerre de Cent ans (116 ans en fait, de 1337 à 1453) opposant l’Angleterre et la France, les Français avaient l’habitude de couper l’index et le majeur des archers anglais fait prisonniers pour qu’ils ne puissent plus être archers.

Avant une bataille, les deux armées se faisant face, les archers Anglais avaient l’habitude d’exhiber leur index et leur majeur pour provoquer les Français et les inviter à venir les leur couper !

Aujourd’hui, si le doigt d’honneur anglais est encore fait avec ces 2 doigts en Angleterre, seul le majeur est resté dans ce geste de défiance en France.


La peur de l’an Mil
La légende qui veut que la grande peur de l’an mil se soit répandue comme une traînée de poudre à la fin du premier millénaire de notre ère est absolument erronée. D’ailleurs, à cette époque, toutes les régions d’Europe, bien que chrétiennes, n’avaient pas le même calendrier (selon les pays, l’année commençait à Pâques ou à Noël). En fait, tout commença avec les humanistes de la Renaissance, qui décidèrent de présenter le Moyen Âge comme une période noire et obscurantiste. Par la suite, ces idées furent reprises par les philosophes des « Lumières », puis par la Révolution française de 1789. Mais le mythe de la peur de l’an mil se répandit largement sous la IIIe république : en effet, les républicains voulaient démontrer que l’Église, pendant des siècles, avait eu comme objectif de tenir les masses populaires dans l’ignorance la plus crasse. De nombreux historiens, fidèles à ces idéaux républicains, diffusèrent cette propagande anticléricale, utilisant au mieux le mythe des peurs de l’an mil. De nos jours, nous nous complaisons à nous moquer de nos ancêtres moyenâgeux : incultes, analphabètes, ignorants, etc. Cependant, eux n’ont pas eu peur lors du passage à l’an 1000, alors que beaucoup d’entre nous ne furent pas rassurés lors du passage à l’an 2000. L’on peut donc légitimement se demander qui furent les plus naïfs ?