L' almanach de la mandragore

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 Le heaume

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eudes

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MessageSujet: Le heaume   24.07.13 17:31

 

Origine


À la fin du XIIe siècle, le casque conique à nasal est remplacé par le heaume. Celui-ci est constitué d'une cervelière, une simple calotte d'acier à laquelle est fixée une plaque faciale couvrant le visage, et percée de trous pour la vision et l'aération. Puis il évolue en enclosant totalement la tête avec une plaque qui couvre la nuque pour une protection optimale du crane.Les heaumes à timbre plat sont attestés dès 1199, par le sceau de Richard Coeur de Lion, le montrant à cheval avec ce type de casque1.


Le heaume à timbre plat est composé d’une plaque de métal formé en un cylindrique, où est riveté sur le dessus un disque ovoïde formant l’apex. On découpe ensuite des fentes pour la vision et l'aération. La conception de ce type de casque avec des opérations de forge moins longues font que le heaume à timbre plat est moins fastidieux et moins onéreux, ce qui explique sa rapide diffusion chez les chevaliers.


Améliorations


Même si peu d'armes contondantes pouvaient atteindre la tête du chevalier, le sommet plat constitue une régression par rapport aux casques précédemment en usage. L'amélioration des techniques de forgeage au cours du XIIIe siècle permet de revenir à une forme conique, ce qui rend moins vulnérable aux coups portés sur le dessus de la tête. Finalement, le heaume prend une forme ogivale, dite en pain de sucre au XIVe siècle.


Dans le même temps, afin de laisser moins de prises pour les flèches et surtout les lances des adversaires chargeant, les ouvertures d'aération, de même que celles pour la vue, diminuent fortement en nombre pour les premières et en taille pour les secondes. Ce heaume est lourd et rend la respiration difficile ce qui explique qu'il est uniquement porté pendant le combat.


Déclin


Déjà lors des croisades, les morts dues à l’insolation font que le heaume est souvent remplacé par le chapel de fer avec ses bords larges, ce type de casque protégeait les combattants du soleil.Vers le début du XIVe siècle, le masque facial devient mobile, permettant ainsi d'avoir le visage à découvert en dehors des moments critiques. Cette dernière évolution, améliorant considérablement le confort du chevalier, préfigure l'arrivée du bassinet, plus léger, mieux étudié pour dévier les coups et dont la visière facilite grandement la respiration. Vers la fin du XIVe siècle, apparition du heaume à tête de crapaud avec ses surfaces fuyantes qui permettent de dévier les coups et il est très utilisé dans les tournois et joutes. Le heaume cesse complètement d'être utilisé à partir de la moitié du XIVe siècle. La plupart des chevaliers d'Europe abandonne le grand heaume, trop lourd, pour le bassinet.


Origine de l'héraldique


Les améliorations successives du casque, qui consistent à couvrir de plus en plus le visage, rendent difficile l'identification de son propriétaire. On peut voir, sur la tapisserie de Bayeux, Guillaume de Normandie obligé de relever son casque pour montrer à ses hommes qu'il est toujours en vie. On pense que c'est cela qui a donné naissance à l'héraldique, science des blasons, afin d'identifier les combattants par leurs armoiries. Le heaume pouvait faire preuve d'une certaine recherche artistique, avec des motifs floraux ou géométriques obtenu par peinture, ajout de rivets surnuméraires ou de reliefs décoratifs métalliques, sculpture de la croix de renfort la partie faciale, etc. Lors de l'ouverture des tournois, les heaumes des participants étaient surmonté d'un cimier, à la manière des casques antiques, bien que parfois beaucoup plus travaillés. L'ensemble était disposé près de l'écu armorié pour la montre des heaumes, parade au cours de laquelle les hérauts identifiaient les jouteurs, et les dames pouvaient débouter les chevaliers qui avaient manqué de respect au beau sexe.

Toutefois, le casque était utilisé depuis l'antiquité. Les Grecs portaient déjà un casque rappelant par sa forme le heaume du Moyen Age. Le casque romain enveloppait exactement le crâne et possédait deux jugulaires mais laissait le visage découvert. Il était parfois surmonté d'un cimier. Les améliorations successives du casque consistèrent à couvrir de plus en plus le visage rendant difficile l'identification de son propriétaire. On pense que c'est cela qui a donné naissance à l'Héraldique, science des blasons. On peut voir, sur la tapisserie de Bayeux, Guillaume de Normandie obligé de relever son casque pour montrer à ses hommes qu'il est toujours en vie. Vers le Xe siècle, on utilisait le casque conique à protection nasale dont l'origine est certainement normande. Il fut encore utilisé en certains endroits jusqu'au début du XIIIe siècle.
A partir du XIIIe siècle, le besoin de mieux protéger le visage amena la création du heaume cylindrique enveloppant la tête entière avec des fentes pour les yeux . Ils avaient le dessus aplati ce qui était une régression car ils étaient plus vulnérables aux coups portés sur le dessus de la tête. Ces heaumes étaient lourds et rendaient la respiration difficile ce qui explique qu'ils étaient uniquement portés pendant le combat. L'amélioration des techniques de travail du fer permit de revenir à une forme conique sur le dessus du heaume tout en gardant la protection totale du visage (milieu du XIIe). Le bassinet, qui apparut vers le début du XIVe siècle améliora considérablement le confort du chevalier. Il était moins lourd que le heaume du XIIe et équipé d'une visière pouvant être relevée ce qui facilitait la respiration. Sa forme était étudiée pour dévier les coups de lance mais également pour mieux résister aux coups de tailles portés par par les épées et masses d'armes. Vers la fin du XIVe siècle, en plus du bassinet, un nouveau heaume apparaît: le heaume à "tête de crapaud" . Ses surfaces fuyantes permettaient de dévier les coups et il fut très utilisé dans les tournois et joutes. Le heaume disparaît complètement à la fin du XVe siècle remplacé par l'armet et la salade. l'armet (image du haut), plus léger que le heaume et le bassinet, pouvait être porté sans fatigue pendant longtemps. La salade  était une sorte de chapeau de fer allongé à l'arrière du cou, possédant ou non une visière mais sans protection au niveau du menton. Sa forme fait parfois penser aux casques allemands de la première guerre mondiale sans qu'on sache si ces derniers s'en sont inspirés.


1 - Casque conique avec protection nasale (XIe siècle)


2 - Heaume cylindrique a dessus plat (XIIe siècle)


3 - Heaume a bassinet (XIIe siècle))


4 - Heaume a "tête de crapaud" (XIVe siècle)


5 - Salade (XVe siècle)


_________________
Eudes
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sioux
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MessageSujet: Le heaume à bassinet   26.07.13 23:55

Le bassinet, bascinet ou bacinet est un heaume médiéval européen à visière apparu vers le début du XIVe siècle. Il dérive de la cervelière par extension des pièces de fer sur les joues et le cou et remplaça progressivement le grand heaume du XIIIe siècle.

Un bassinet avec mézail dit « à bec de passereaux ».


Origine


Le petit bassinet, version première apparentée à la cervelière, sans visière, était porté sous de plus grands heaumes. Après les premiers coups de lances, le grand heaume était souvent retiré pour le combat au corps à corps, au cours duquel il gênait la respiration et la vision. Porter un casque plus petit en dessous apportait un avantage certain. Pour protéger le nez et une partie du visage, une fois le heaume retiré, furent développés un petit nasal puis un masque de plus en plus complet. À partir de la moitié du XIVe siècle, la plupart des chevaliers d'Europe abandonne le grand heaume dans son ensemble, trop lourd, pour le bassinet, à présent muni d'un ventail à charnières relevable.


Caractéristiques et forme


La forme du bassinet était étudiée pour dévier les coups de lance et pour mieux résister aux coups de tailles portés par les épées et les masses d'armes. Le dessin primitif du casque était prévu pour dévier les coups vers le bas et loin du crâne et du visage. Au tournant du Xe siècle, le bassinet évolua d'une forme courte vers une calotte de plus en plus pointue (au point que l'arrière tombe verticalement). En Allemagne, une version plus bulbeuse apparu aussi au début du XVe siècle. Au début du XVe siècle apparaît le grand bassinet par ajout de plus de plaques pour mieux protéger la gorge. La calotte et le ventail devinrent moins anguleux et plus ronds, jusqu'à ce qu'à la fin du XVe siècle, le grand bassinet ait évolué en armet.







Le bec du mézail du bassinet à bec de passereaux permettait au combattant un meilleur confort que le grand heaume antérieur.



Visière


La visière ou ventail était souvent conique, ce qui lui donnait une apparence de museau ou de bec. On parlait alors parfois de « heaume à tête de chien ». Elle facilitait la respiration, d'autant que des charnières permettaient de la relever. Deux types d'attaches existent pour la visière. Le « klappvisor » était une charnière unique au milieu du front, rencontré principalement en Allemagne. La visière à deux pivots latéraux était montée sur deux charnières placées de chaque côté du casque et dont le manque de parallélisme était compensé par des pivots. Ce deuxième système était commun sur les armures italiennes. Certains documents affirment que certains chevaliers chevronnés portaient leur bassinet sans visière pour de meilleures visibilité et respiration au combat en corps à corps, et pour éviter le coup de chaleur.


Accessoires annexes


Sur les versions anciennes, le cou était protégé par un camail, pièce de cotte de mailles tombant sur la nuque et les épaules. Le camail était attaché à une lanière de cuir maintenue sur le bord inférieur du bassinet par une série d'agrafes (les vervelles). Un cordon ciré, passant à travers des trous de la lanières, la fixait aux vervelles. À partir de la fin du XIVe siècle, les bassinets étaient combinés à un gorgerin en plates pour protéger le cou. Cette amélioration conduisit au grand bassinet. (voir ci-dessus) Une série de petits trous perçait le bord inférieur du casque et le bord du visage. On y cousait une garniture capitonnée. Cette doublure était faite de lin ou d'un tissu mêlé de lin et de bourre de laine ou de crin. Le sommet de la garniture se composait d'une série de lobes assemblés par un cordon pour ajuster la hauteur du casque sur la tête. Bien qu'aucune mentonnière n'ait jamais été utilisée, le bassinet ne pouvait se soulever trop facilement si on attachait le camail à un surcot ou à une armure.


Usage


Le bassinet fut le principal casque militaire à partir XIVe siècle, lorsque le grand heaume du XIIIe siècle sorti des usages. Le bassinet fut notamment utilisé largement durant la Guerre de Cent Ans. Les illustrations d'époque représentent d'ailleurs la majorité des combattants portant ce casque. Il resta en usage jusqu'à la fin du XVe siècle, en concurrence avec le heaume à tête de crapaud, avant de disparaître au profit de l'armet et de la salade.



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