L' almanach de la mandragore

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 Le château fort : description

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morgane

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MessageSujet: Le château fort : description   13.06.13 23:00

DESCRIPTION

Il se définit plus par un critère social (la résidence, permanente ou temporaire, de la famille châtelaine ou d'un noble) que par une description architecturale. Il est fortifié de manière à pouvoir résister à une attaque directe par ses dimensions et ses ouvrages défensifs plus importants. Le château est l’instrument et le symbole du pouvoir local : il permet d’asseoir l’autorité d’un sire sur une population. Dans cette acception, les premiers châteaux apparaissent à la fin de l'époque carolingnenne vers l'an 1000.

ORIGINE

L'historien Charles Coulson considère que c'est l'accumulation des richesses et des ressources (comme la nourriture) qui a conduit à la nécessité de structures défensives. Les premières fortifications apparaissent dans le moyen orient (dans le croissant fertille) en Égypte et en Chine, où les implantatons étaient protégées par de grandes murailles. L' Europe fut plus lente que l'Orient à développer des structures défensives et il faut attendre l' age de bronze pour y voir le développement. Ces structures différaient de leurs homologues orientales en privilégiant comme matériau de construction des travaux de la terre plutôt que la pierre. Certains terrassements en terre existent toujours, mis en évidence par des palissades et des fossés.
En Europe, les meurtrières se sont développés au IIe siecle av J-C: bien que primitifs, ils ont été efficaces
jusqu'à l'utilisation intensive des armes de siège,

DEVELOPEMENT

La diffusion des châteaux forts vers l’an 1000 signale qu’ils sont liés à un type particulier de société, dite «féodale». La disparition de l’État carolingien et la régionalisation des pouvoirs, le transfert de l’autorité régalienne vers des pouvoirs locaux (la féodalisation), provoque l’insécurité liée à la rivalité des grands possédants et des petits chefs. En favorisant l’éclosion de nombreuses autorités régionales et locales, qui ont besoin d’hommes de mains, de polices, cette régionalisation militarise la société et favorise le développement de nombreux lieux fortifiés. Du Xe au début du XVIIe siècle, l’Europe se développe ainsi de châteaux qui tous symbolisent un pouvoir sur les hommes et la terre. Plus le pouvoir territorial des principautés régionales est fort, moins il y a de châteaux, au contraire plus il est faible, plus ils sont précoces et nombreux. Ainsi, dans les régions germaniques (à l’est d’une ligne Saône-Rhône) où l’empereur reste puissant jusqu’au XIIIe siècle, l’apparition des châteaux est plus tardive et la diffusion plus limitée (au moins jusque vers le deuxième quart du XIIe siècle). Dans le midi et l’ouest de la France où le pouvoir royal est absent et les autorités régionales des ducs et des comtes limitées, les châteaux sont beaucoup plus nombreux et apparaissent de façon nettement plus précoce (parfois
dès la fin du IXe siècle, plus couramment dans la seconde moitié du Xe siècle). Le développement de la royauté capétienne les limite dès le XIIIe siècle. Si la disparition de l’État central et la régionalisation forcée de l’Europe, provoquée par les intérêts des chefs de guerre et des grands possédants, a fait naître le château (au Xe siècle dans l’Ouest de la France, aux XIIe – XIIIe siècles dans l’Empire : Allemagne, Est de la France, Italie), le développement des États modernes les fait disparaître au XVIIe siècle.
Tous les possesseurs de château n’ont pas la même autorité seigneuriale. Les princes, comtes et grands dynastes, qui exercent une autorité territoriale, construisent de vastes châteaux pour loger les nombreux chevaliers et « ministériels » qui sont leur armée et leurs « fonctionnaires ». Les petits seigneurs doivent se contenter d’une maison forte, une tour ou un logis dans une petite enceinte. Ainsi défini, les critères paraissent simples. Mais les princes ont besoin pour tenir leur pays de nombreux postes militaires, parfois simples tours, qui sont défendues par peu d’hommes. Par ailleurs, des seigneurs de village, enrichis par la guerre et les fonctions (les services rendus), ont les moyens d’élever de prestigieuses constructions. Certains châteaux ont une enceinte spéciale servant de refuge à la population environnante. Mais la fonction du château et la volonté des pouvoirs régionaux n’est
pas de défendre la population, mais de la dominer. Le château ne défend que le pouvoir du seigneur.
À partir de l’époque de Philippe-Auguste et de Richard Cœur-de-Lion (fin du XIIe - début du XIIIe siècles), la fortificatons est de plus en plus souvent l’affaire d’«ingénieurs ». Jusque-là, on cherchait des sites favorables et on comptait surtout sur l’épaisseur et la hauteur des murs. Le développement d’une architecture militaire offensive (lié à la diffusion des machines de guerres et aux dispositifs de flanquements) permet de s’établir dans n’importe quel site, n’est plus tributaire du relief, et a pour contrecoup la recherche d’une architecture à caractère davantage palatial. La synthèse entre château et fort devient plus difficile comme le montrent les châteaux de Saumur ou la Ferté-Milon ou bien produit des édifices sévères comme à Tarascon. La grande majorité des châteaux-forts a été élevée par les seigneurs de village ; ce sont donc des maisons-fortes qui ont des formes très variées (plus diverses que celles des grands châteaux), selon les époques et les régions, assez accessoirement tributaires de l’évolution de l’art militaire. La maison forte est aussi ancienne que le château, mais la plupart d’entre elles ont été reconstruites pendant ou après la guerre de Cent Ans.

Le confort.
L’hiver, il fait froid et humide dans le château. Les murs de pierre sont épais et humides, les fenêtres étroites
laissent passer un peu de lumière. Pour se chauffer, on utilise des réchauds sur roullettes   remplis de braise, que l’on déplace d’une pièce a l’autre. A partir du XIIe siècle, les cheminées apparaissent, mais pas dans toutes les pièces ! L’eau est tirée d’un puits creusé dans la cour, où l’eau de pluie est récupérée dans des citerne

Les grands festins
Quand il n’est pas à pas la guerre, à la chasse où en pèlerinage, le seigneur réunit sa famille, ses courtisans et ses compagnons   autour de grands festins. Les convives mangent avec leurs doigts en s’aidant d’une cuillère et d’un couteau. De larges tranches de pain servent d’assiettes. Un repas peut comprendre plusieurs services, composés chacun de divers plats (potage, patés, gibier…) Au cours du banquet, des musiciens jouent de la flute et du tambourin, tandis que les convives admirent jongleurs et troubadours.

Les activités quotidiennes
C’est au château, dans la piece principle, que le seigneur gère ses terres, reçoit ses conseillers et rend justice, décidant d’envoyer au cachot tel paysan qui n’a pas fourni sa corvée ou tel soldat qui a désobéi. Certains soirs , cette grande salle acceuille les hotes du seigneur pour de grands festins. L’un   des divertissements favoris du châtelin est la chasse. C’est pour lui l’occasion de s’entrainer au combat. Maisle seigneur n’est pas toujours dans son domaine, il doit parfois partir en guerre loin de chez lui

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MORGANE
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lancelot

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MessageSujet: Re: Le château fort : description   31.07.13 0:47

L'approche de l'An Mil voit l'apparition des premiers châteaux forts en pierre. Jusque-là, les seigneurs se contentaient de fortifications en bois entourées de palissades, juchées sur une colline ou, à défaut, sur une «motte» (une colline artificielle).



Le premier château en pierre est dû au comte d'Anjou, le fameux Foulque Nerra («Faucon Noir» dans la langue de l'époque), contemporain du roi Hugues Capet.
Il a été érigé à Langeais, au bord de la Loire, et on peut encore en voir les restes près du château Renaissance qui lui a succédé.
Dès l'An Mil, les châteaux forts se multiplient. Dans le Languedoc, à Peyrepertuse par exemple, les pitons rocheux se prêtent particulièrement bien à leur construction, la pierre étant prélevée et taillée sur place sans qu'il soit besoin de la transporter.
Construits de façon savante, les châteaux forts et forteresses se révèlent très efficaces dans la défense d'un territoire. Il faut en général au moins 20 fois plus d'assaillants que d'assiégés pour avoir raison d'un château bien fortifié et tant qu'un château n'est pas conquis, il est très risqué pour une armée ennemie de s'avancer sur son territoire car elle est à la merci d'une sortie surprise des troupes du château.
La construction des châteaux forts relève d'un savoir-faire sans cesse amélioré :
– les murailles en pierres qui ceignent la forteresse sont entourées de fossés parfois remplis d'eau (les douves) pour empêcher l'ennemi de s'approcher,
– la base des murailles est légèrement oblique pour faciliter le rebond des objets divers jetés du haut sur les assaillants,
– les murailles sont percées de fentes verticales, les archères, qui permettent de lancer des flèches sur les assaillants en restant à l'abri,
– la crête des murailles est parcourue d'un chemin de ronde, qui facilite le déplacement des défenseurs,
– une alternance de créneaux et de meurtrières (ouvertures) permet aux défenseurs du chemin de ronde de tirer sur l'ennemi tout en restant à l'abri de leurs coups,
– entre la ligne des créneaux et le chemin de ronde est ménagé une ouverture vers le bas, le mâchicoulis, qui permet de laisser tomber sur les assaillants des objets divers (jamais d'huile bouillante contrairement à une légende courante !),
– l'entrée du château est protégée par un pont-levis jeté au-dessus des douves (on le lève en cas d'attaque),
– pour éviter que les assaillants puissent défoncer avec un bélier la porte d'entrée, celle-ci est précédée par une barbacane, autrement dit un mur en angle qui empêche les ennemis de prendre leur élan avec le bélier,
– au-dessus de la porte se tient une herse, en bois plutôt qu'en métal coûteux, que l'on fait tomber en dernier ressort pour empêcher l'entrée des attaquants,
– au-dessus des portes du château, côté intérieur, sont aménagées des niches, ou assommoirs, où se tiennent des gardes prêts à tomber par surprise sur d'éventuels intrus.
– au centre du château, une tour elle-même bien fortifiée, le donjon, sert d'ultime refuge si l'ennemi a réussi à franchir la première ligne de murailles; c'est dans le donjon que sont généralement aménagés les locaux d'habitation de la troupe et du seigneur du lieu.

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Lancelot
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