L' almanach de la mandragore

L' almanach de la mandragore


 
AccueilLes potins médiCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Si vous désirez en savoir plus sur l'époque médiévale , consultez le site:
"Ombres et Lumières du Moyen Âge.Cliquez sur la bannière pour y parvenir.




Partagez | 
 

 Histoire de la mandragore

Aller en bas 
AuteurMessage
lancelot

avatar

Messages : 46
Eperons d'or : 139
Courage et fidélité : 2
Date d'inscription : 20/01/2011
Age : 52
Localisation : ,Belgique

MessageSujet: Histoire de la mandragore   06.06.13 22:48

Histoire des croyances

En raison de la forme vaguement humaine de sa racine et de ses composés alcaloïdes psychotropes, la mandragore a été associée depuis l'antiquité à des croyances et des rituels magiques.

Histoire Réelle
La Mandragore appelé aussi " Mandragorus epticluticus est une plante antique d'origine orientale, elle était utiliser comme hallucinogène ou drogue, une espèce de drogue assez puissante qu'elle faisait oublier la raison à celui qui buvait sa solution mais ses effet sont vue mortelle puisqu'elle détruit les cellules de la cervelle, alors après les médecins antique on brulé tout les champs de Mandragore et on mis fin au solution semi-chimique qui contenait cette plante, c'est qu'après 90 ans de recherche biologique que des chercheurs arabe on trouvé une nouvelle herbe aux même effets
appelé la plante lunaire ou ce qu'on appelle le Canabis, finalement des recherches en 1823 on déclaré que la Mandragore était mortelle et fus remplacée par la plante du Canabis, dans le domaine psychiatrique et maladie semi-psycologique, alors cette plante porté plein de mythologie avec elle, mais finalement c'était une plante hallucinogène mortelle.

Ancienne Égypte et Proche Orient
Une plante représentée sur le trône de Toutânkhamon pourrait être une mandragore (Hepper 1990) mais cette plante n'étant pas indigène en Égypte, il aurait fallu qu'elle y soit cultivée. Il existe aussi une longue tradition, remontant au Moyen Âge consistant à identifier à la mandragore une plante citée dans la Bible, sous le nom de dudaim. Dans le trentième chapitre de la Genèse (compilée vers -440), il est fait mention d'une plante appelée dûda'îm dans le texte hébreu. Léa, la première épouse de Jacob, avait cessé d'enfanter. Ruben, leur fils aîné, rapporte à sa mère des dûda'îm. Rachel, sœur de Léa, seconde épouse et la préférée de Jacob, demande à sa sœur de les lui donner. Celle-ci n'accepte qu'en échange de passer la nuit avec Jacob, ce à quoi Rachel consent. Léa concevra cette nuit-là et donnera plus tard naissance à Issachar en disant : « Dieu m'a donné mon salaire ». Le terme de Dûda'îm pose toujours le problème de sa traduction aux herméneutes ; sa proximité avec DWD, Doud, « bien-aimé » (et aussi David), conduit certains à proposer « Pomme d'amour ».

Antiquité

Les médecins grecs prescrivaient la mandragore contre la mélancolie et la dépression. Hippocrate au Ve siècle av. J.-C. conseillait : « Aux gens tristes, malades et qui veulent s'étrangler, faites prendre le matin en boisson la racine de mandragore à dose moindre qu'il n'en faudrait pour causer le délire ».

Théophraste au IVe siècle av. J.-C. rapporte que la racine traite les maladies de peau et la goutte et que les feuilles sont efficaces pour soigner les blessures. Ses propriétés sédatives lui étaient aussi connues puisqu'il dit qu'elle est bonne pour le sommeil. .Au premier siècle de notre ère, le médecin grec Dioscoride, en donne une description assez précise.

« Il y a une espèce femelle, noire qui est appelée tridakias, qui a des feuilles plus étroites et plus petites que la laitue, d'une odeur puante et forte, étendues sur le sol, ainsi que des « pommes » semblables à celles du sorbier, jaune pâle, d'une bonne odeur, dans lesquelles il y a une graine semblable à celle de la poire… Les feuilles de l'espèce mâle et blanche, que certains appellent morion, sont claires, grandes, larges et lisses comme celles de la bette. Ses pommes sont deux fois plus grosses, de couleur safran, dégagent une odeur agréable relativement forte. Les bergers en mangent et s'endorment pour un certain temps. Sa racine est semblable à la précédente, mais plus grande et plus blanche. Elle n'a pas de tige non plus… » .
Pline l'Ancien, le naturaliste romain de la même époque, en donne une description très proche : « Il y a deux espèces : la blanche, considérée comme la mandragore mâle, et la noire, considérée comme la femelle, qui a des feuilles plus étroites que celles de la laitue, des tiges velues, et deux ou trois racines rougeâtres, blanches à l'intérieur, charnues et tendres, longues de près d'une coudée. Les deux portent des fruits de la grosseur des noisettes renfermant une graine comme un pépin de poire. ». On a identifié l'espèce mâle ou blanche à Mandragora officinarum L. et l'espèce femelle ou noire à Mandragora automnalis Bertol., espèce qui maintenant n'est plus qu'une forme possible de M. officinarum L.

Dioscoride énumère de nombreuses maladies où la mandragore est d'un grand secours. Un verre d'une décoction obtenue en faisant réduire la racine dans du vin est utile « quand on ne peut dormir, ou pour amortir une douleur véhémente, ou bien avant de cautériser ou couper un membre, pour se garder de sentir la douleur ».La racine préparée avec du vinaigre guérit les inflammations de la peau, avec du miel ou de l'huile, elle est bonne contre les piqures de serpent, avec de l'eau, elle traite les écrouelles et les abcès. Le jus fait venir les menstrues et précipite l'accouchement. Prudemment, Dioscoride met en garde contre la toxicité de la plante « Toutefois, il faut se garder d'en boire trop, car il [le jus] ferait mourir la personne ».

Pline nous signale aussi des indications proches de celles de Dioscoride. L'usage comme narcotique et analgésique revient toujours : « On conserve les feuilles dans la saumure, et elles ont plus d'effet sinon le suc des plantes fraîches est un dangereux poison ; et encore, ainsi conservées, leurs propriétés nocives portent à la tête, même par la simple odeur… L'effet soporifique varie avec les forces du sujet ; On la fait boire aussi contre les serpents et avant les incisions et les piqûres pour insensibiliser » Théophraste signale aussi des propriétés aphrodisiaques et Dioscoride indique qu'elle servait à confectionner des philtres.

À côté de ces observations très pertinentes (connaissant maintenant les composés actifs de la plante), on trouve dans les textes d'autres considérations très déconcertantes pour un homme moderne. Par exemple, Théophraste nous indique que lors de la cueillette il faut « tracer autour de la mandragore trois cercles avec une épée, couper en regardant vers le levant, danser autour de l'autre et dire le plus grand nombre possible de paroles grivoises ». Pour comprendre ces pratiques étranges nous devons faire une petite digression sur l'histoire des sciences hellènes. De nombreux textes sur les plantes qui nous sont parvenus de l'Antiquité étaient écrits par des philosophes, des naturalistes ou des médecins. Les naturalistes étudiaient les plantes pour elles-mêmes et insistaient sur l'importance de l'observation. D'autres comme les médecins s'efforçaient de concevoir une approche expérimentale permettant d'identifier correctement les plantes et d'observer leurs effets thérapeutiques sur les malades. La constitution de nouveaux domaines de connaissance scientifiques autonomes se fit donc en se libérant de la religion et de la magie. Mais après les conquêtes moyen-orientales d'Alexandre le Grand au IVe siècle av. J.-C., la pensée magique mésopotamienne et égyptienne fit une grande percée en Grèce. « À partir du IIIe siècle av. J.-C. précisément, la séduction de l'irrationnel sous des formes diverses commence à exercer des ravages jusque dans les milieux intéressés aux choses de l'esprit et à la connaissance du monde » (J. Beaujeu ).

Les magiciens pensaient qu'il existait des relations intimes entre les différents objets et les différent êtres vivants. Pour eux, les plantes sont des êtres animés doués d'une âme car étroitement soumises à l'action de divinités ou de forces astrales. Comme les médecins, ils désiraient soigner les malades mais ils avaient une toute autre conception de la maladie. Comme le dit Guy Ducourthial « Ils considèrent qu'elle n'a pas de cause naturelle, mais qu'elle est envoyée aux humains par des divinités pour les punir de leurs fautes. Pour guérir les individus malades, ils prétendent pouvoir contraindre ces divinités à détourner l'influence néfaste qu'elles exercent sur eux, mais aussi « maîtriser » un certain nombre de plantes qu'ils ont
sélectionnées, c'est-à-dire les soumettre à leurs injonctions et les obliger à abandonner leurs propriétés pour qu'ils puissent en disposer à leur gré. Pour atteindre leur but, ils doivent accomplir un certain nombre de gestes précis et souvent mystérieux, prononcer incantations et formules secrètes et réciter des prières particulières, notamment lors de la récolte des plantes qu'il faut effectuer à des moments particuliers ».

Ainsi le cercle tracé autour de la plante crée un espace magiquement clos, enfermant la plante et permettant au magicien de s'en rendre maître. Les rituels magiques donnés par Théophraste sont repris par Pline mais Dioscoride s'abstient d'en parler.

En tant que plante magique, la mandragore est appelée kirkaia, en référence à la magicienne Circé. Les astrologues ont attribué la mandragore au signe du cancer qui régit le corps humain de la poitrine au ventre. Il en résulte qu'elle contrôle la rate, organe responsable des accès de mélancolie.

Moyen Âge occidental

Le rituel d'arrachage de la mandragore change dès le début du Moyen Âge et peut-être même avant en Palestine. Le collecteur de plantes doit
maintenant pour dégager la racine, l'attacher à un chien et attirer l'animal au loin. Cette plante a une telle puissance magique que si l'herboriste s'aventurait à la déraciner lui-même, il s'exposerait à une mort certaine. Les textes ajoutent même « que cette racine a en soi une telle puissance divine que, lorsqu'elle est extraite, au même moment, elle tue aussi le chien » (Herbarius Apulei, 1481). Le Quellec fait remonter l'ancienneté de cette tradition au début du VIe siècle. En l'an 520, le manuscrit de Dioscoride de Vienne est illustré par deux miniatures sur lesquelles on voit une racine de
mandragore attachée au cou d'un chien mort, gueule béante.

Au premier siècle, Flavius Josèphe avait déjà décrit dans la Guerre des Juifs, VII, 6, 183, un rituel identique appliqué à l'arrachage d'une plante qu'il appelle baaras. La plante est cependant mal identifiée et il n'est pas certain qu'il s'agisse de la mandragore comme Hugo Rahner (1954) l'a supposé.

Les précautions lors de la cueillette sont aussi énoncées dans les écrits de Paracelse. Pour se procurer la racine de mandragore si dangereuse, il fallait des rituels magiques. Celui qui arrache la mandragore sans précaution, s'il ne devient pas fou en entendant les hurlements de la plante, sera poursuivi
par sa malédiction...

Selon les divers écrits décrivant les rituels, on sait qu'ils se déroulaient les nuits de pleine lune. Les mandragores qui poussaient au pied des gibets étaient très prisées car on les disait fécondées par le sperme des pendus, leur apportant vitalité, mais celles des places de supplice ou de crémation
faisaient aussi parfaitement l'affaire. Des « prêtres » traçaient avec un poignard rituel trois cercles autour de la mandragore et creusaient ensuite pour dégager la racine, le cérémonial étant accompagné de prières et litanies. Une jeune fille était placée à côté de la plante pour lui tenir compagnie. On passait également une corde autour de la racine et on attachait l'autre extrémité au cou d'un chien noir affamé que l'on excitait au son du cor.
Les prêtres appelaient alors au loin le chien pour qu'en tirant sur la corde il arrache la plante. La plante émettait lors de l'arrachage un cri d'agonie insoutenable, tuant l'animal et l'homme non éloigné aux oreilles non bouchées de cire. La racine devenait magique après lavage, macération et maturation en linceul ; elle représentait l'ébauche de l'homme, « petit homme planté » ou homonculus. Ainsi choyée, elle restait éternellement fidèle à son maître et procurait à son possesseur, prospérité prodigieuse, abondance de biens, et fécondité. Elle était vendue très cher en raison du risque à la cueillette, et ce d'autant plus que la forme était humaine, de préférence sexuée par la présence de touffes judicieusement disposées.

En Europe, on trouve à partir du IXe siècle dans la littérature médicale la description de narcose par inhalation d'une éponge soporifique (spongia soporifera). Une série de recettes allant du IXe au XVIe siècle et provenant de divers pays nous sont parvenues. La plupart se trouvent dans des manuels de chirurgie ou dans des antidotaires. La plus ancienne connue est celle de l'Antidotaire de Bamberg, Sigerist ; elle comporte de l'opium, de la mandragore, de la ciguë aquatique (cicute) et de la jusquiame. Au XIIe siècle, à l'école de médecine de Salerne, Nicolaus Praepositus, pronait aussi dans son Antidotarium l'usage d'une éponge soporifique dans certaines opérations chirurgicales. Elle était imbibée d'un mélange de jusquiame, de jus de mûre et de laitue, de mandragore et de lierre.

_________________
Lancelot
Revenir en haut Aller en bas
melusine
Admin
avatar

Messages : 99
Eperons d'or : 272
Courage et fidélité : 1
Date d'inscription : 11/01/2011
Age : 60
Localisation : ,Belgique

MessageSujet: Re: Histoire de la mandragore   06.06.13 23:44

Très intéressant ton article ,Lancelot.
Un grand merci
Revenir en haut Aller en bas
 
Histoire de la mandragore
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L' almanach de la mandragore :: Le puits du savoir-
Sauter vers: