L' almanach de la mandragore

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 Les guérisseurs

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lancelot

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MessageSujet: Les guérisseurs   02.07.13 23:19

Une caractéristique de cette période est la multiplicité de guérisseurs. Contrairement à d'autres professions, il n'y avait pas d'élite chargée du contrôle. En fait la profession n’existait pratiquement pas car il n'y avait pas de consensus sur les règles ou les méthodes de la discipline. De nombreux praticiens exerçaient à temps partiel, et tous avaient d’autres activités professionnelles et n’étaient pas seulement des médecins. Ceux qui promettaient la guérison étaient indifféremment des hommes ou des femmes, se recommandaient de toutes les religions et étaient issus de tous les milieux sociaux, allant des serfs aux universitaires les plus instruits et les plus riches. Pour de nombreux praticiens — infirmières, dentistes, pharmaciens, sages-femmes, etc. — ce travail était un métier. Ce n'est qu’au XVIe siècle que divers organismes commencèrent à s’accorder pour établir un encadrement légal des pratiques médicales. Il est intéressant de classer ces médecins en deux catégories principales, en notant le caractère flou et mouvant des frontières entre les deux groupes. Le principal comprend les clercs et l'élite formée par l’université (médecins5) et commerçants.

Les praticiens ordinaires vendaient une assistance médicale et des potions. Ils travaillaient comme membres d’une Guilde, avec une licence des autorités locales, ou étaient attachés à une grande maison ou peut-être à un monastère. Ils étaient rémunérés, soit au cas par cas pour leurs services ou par une rente, les paiements étaient souvent en nature — nourriture, vêtements — plutôt qu’en argent.

La médecine cléricale, souvent appelée médecine monastique, était pratiquée dans le cadre d'un devoir religieux, avec le paiement des soins et la rétribution des soignants par l'intermédiaire de l’église plutôt que directement par le patient. La règle de saint Benoît a professé que : « avant et au-dessus de toutes choses, il faut prendre soin des malades, car en vérité c’est lorsqu’ils sont honorés que le Christ est honoré.6 ». La quasi-totalité des monastères avait une infirmerie pour les moines ou moniales, ce qui les a conduit à avoir à leur disposition tout ce dont ils avaient besoin pour la prise en charge des patients laïques. Presque la moitié des hôpitaux de l'Europe médiévale étaient directement affiliés à des monastères, prieurés ou autres institutions religieuses. La plupart des autres établissements imitaient les communautés religieuses, en formulant des règles de conduite précises, exigeant un uniforme type pour l’habillement des soignants, et intégraient les services du culte dans leur pratique quotidienne.

Les médecins, qui ont étudié les livres des maîtres grecs dans les universités, constituaient l'élite auto proclamée de la profession médicale. Leur rôle était limité ; selon une étude du XIIIe siècle il n'y avait que trois médecins à Worcester pour une population de dix mille habitants7, et peu de personnes, en dehors des riches ou des nobles, avaient un accès régulier à ces praticiens. Les médecins établissaient leur diagnostic par un examen minutieux du sang, des urines et des selles de leurs patients pour déterminer leur complexion ou l’équilibre des humeurs. Ils pouvaient prescrire des médicaments, ou procéder à des saignées pour retirer du sang de diverses parties du corps et rectifier l'équilibre des humeurs. Les médecins pouvaient également tenter des opérations étonnamment complexes comme la trépanation, pour atténuer la pression sur le cerveau, ou l’extraction des cataractes.

Les guérisseurs populaires se transmettaient leurs connaissances de maître à apprenti, et étaient plus accessibles que les médecins pour les paysans ou les ouvriers. Exerçant une activité non réglementée, mais bons connaisseurs des herbes et des remèdes populaires, ils ont été progressivement exclus du système médical.

Les Saints ont été également sollicités pour guérir les malades. Bien que la guérison par l’imploration des saints (miracles) ne soit pas considérée de nos jours comme une pratique médicale, à l'époque médiévale, cette méthode était un recours aussi couramment employé que toute autre méthode thérapeutique. Environ deux tiers des personnes qui avaient recours aux saints pour obtenir la guérison étaient des paysans. On implorait souvent les saints lorsqu'aucun autre recours n’était disponible rapidement (par exemple, en cas d’accident). Ils étaient rarement sollicités pour des maladies connues de longue date, telles que les malformations congénitales. Dans ces cas, on avait souvent recours aux saints lorsque tout le reste avait échoué. En instituant la canonisation, l'église a voulu ne plus reconnaître que les seuls saints canonisés comme faiseurs de miracles légitimes. Toutefois, cela n'a pas toujours empêché les gens de s’adresser à des saints non-canonisés.
Femme médecin : au Moyen Âge les femmes pratiquent toutes les branches de la médecine.

Les femmes. Au début du Moyen Âge, il est probable qu'il y avait autant de femmes que d’hommes impliqués dans la pratique de la médecine. Toutefois, la professionnalisation de la médecine durant la période médiévale tardive et le développement des facultés de médecine a exclu progressivement les femmes de la profession. L’abbesse Hildegarde de Bingen a écrit le Liber simplicis medicinae (abrégé de médecine) aux environs de 1160. Une autre femme médecin célèbre était l'Italienne Trotula de Salerne, dont les travaux sur les maladies des femmes ont été diffusés dans toute l'Europe. Une Sœur Ann a été décrite comme une medica au St Leonard's Hospital, de York, en 1276.

Même après le XIVe siècle, les femmes ont continué à exercer comme sages-femmes. Une sage-femme apprenait généralement son métier comme apprentie d’une sage-femme plus expérimentée, ou encore était formée par un père ou un mari médecin. La seule qualification requise était un certificat d'un prêtre attestant qu'elle était de bonne moralité.

Les femmes ont également servi comme infirmières dans les ordres monastiques, mais il y avait aussi des infirmières laïques, en charge des soins aux patients.

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Lancelot
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