L' almanach de la mandragore

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 La vie des gens en ville

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morgane

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MessageSujet: La vie des gens en ville   14.06.13 21:40

Le Moyen Âge, la période intermédiaire entre le monde antique et le monde moderne, est longtemps resté   l’objet des préjugés.   La vision de la Renaissance sur cette époque ? ¨ Obscurantisme et ignorance ¨. Celle de XVIIe siècle: « grossièreté », et celle de XVIIIe siècle : ¨ période de ténèbres ¨.   C’est à peine au début du XIXe siècle que les intellectuels rétablissent le prestige du Moyen Âge. Entrons alors – pour connaître nous-mêmes ses traits – dans ce temps de chevaliers, des alchimistes et des cathédrales gotiques.

        I. Au pied des clochers

      Vivre, pour les paysans de l’époque du Moyen Âge, c’est d’abord subsister, lutter contre la faim, le froid, la maladie, se défendre contre les exactions des seigneurs, les attaques des brigands, les   « compagnies » des routiers ou de loups féroces venus de la grande plaine de l’Est.

      Mais la possession du sol donne du courage aux villageois. Même s’ils ne sont pas de propriétaires, ils demeurent fixés à la terre, qui est leur sauvegarde. Ils la défendent donc avec acharnement, et partagent les ressources et les épreuves. La communauté villageoise, qui désigne un chef, prend, dans les cas graves, des décisions collectives, admises et appliquées par tous. Soudés autour de leur curé, bien plus qu’autour de leur seigneur, les villageois organisent les veilles, les gardes, les battues aux loups, protègent les rebouteux et
même les sorcières.

      Jambes et pieds nus à l’été, portant des sabots de bois l’hiver, les paysans fabriquent eux-mêmes leurs vêtements en toile grossière. Pendant la mauvaise saison, ils portent un maigre manteau de laine. Sur la tête, des bonnets et de cagoules en toile de sac. Et pourtant les femmes s’arrangent pour avoir, les jours de fête, des coiffes coquettes et de la fantaisie dans les robes. Elles prennent le temps, l’hiver, de fabriquer pour les enfants des vêtements robustes qui les protègent contre le froid.

      La famille construit elle-même sa maison : on fait sécher l’argile, on mélange le torchis à des lattes de bois pour faire les murs. Le papier graisse, huile, sert de vitre. Le toit est en chaume. Dans les régions où la pierre abonde, les murs sont en pierres assemblées, mastiquées de terre séchée. Un trou en haut du toit tient souvent lieu de cheminée. Il n’y a pas d’éclairage, en dehors des flammes de l’âtre. On se couche avec le jour.

      Pourtant, la vie n’est pas triste au village, car si on partage les peines, on partage aussi les joies. Les récoltes, les fêtes des saints, les mariages et les naissances sont salues de folles réjouissances. On met les tonneaux en perce, les femmes cuisent les gâteaux au miel et les musiciens font danser la jeunesse au son de la cornemuse : vive la mariée !

      Petits faits :

        • La vie des enfants tourne autour du cheval du bois, qui ressemble à un balai et de la poupée en paille. Les
osselets viennent de chez le boucher et le cerceau est un jonc mal ficelé. Mais cela n’empêche pas les petits hommes du village de jouer. Ils connaissent même la toupie à fouet et les échasses.

        • La chasse est quelque chose d’incitant pour les paysans. Mais elle est interdite au vilain. C’est un sport de seigneur. Le paysan ne se prive pourtant pas de tendre des collets aux lapins, ni de lancer dans les terriers les terribles furets: le lapin, pour s’enfuir, tombe dans les filets tendus aux autres issues du terrier.

        • Le ferrage des chevaux représente un progrès décisif : il permet d’utiliser les animaux plus longtemps et d’obtenir d’eux un effort plus grand. Le forgeron cercle aussi les roues, les tonneaux, fabrique les outils, à l’occasion les armes. Il façonne et répare les pièces des charrues.

        •  Les loups sont la terreur des villages. Ils sortent affames des grandes forets seigneuriales. Les paysans les rabattent vers des filets et les tuent à l’épieu. Pourtant, cette chasse n’est pas sans dangers.

        • La famine pousse parfois les villageois à la révolte. Ces paysans se jettent sur un chevalier isolé, au détour du chemin. Mais gare à la justice seigneuriale ! Elle ne fait pas grâce aux paysans révoltés, qu’on appelle les «Jacques», et ils paient cher leur rébellion.

      II. A l’abri des châteaux forts

      Ils chantent comme cigales au vent. Ils apportent le soleil et la joie derrière les remparts humides des châteaux,
ces prisons pour nobles. Ce sont les ménestrels. Le seigneur est rude, souvent inculte. Mais sa dame écoute volontiers les chansons d’amour, accueille les chanteurs et les poètes, fait comprendre à son seigneur qu’il est doux d’entendre les vers colorés des troubadours.

      Les dames imposent encore aux seigneurs l’hygiène du corps et le gout pour les belles étoffes. Elles choisissent pour eux les couleurs vives : le bleu, symbole de fidélité, le vert et le violet, symboles de bonheurs en amour. Le rouge et le noir sont portés par les chevaliers que les belles délaissent. Celles-ci raffolent des fourrures, au point qu’elles en habillent leurs seigneurs. Les dames font entre elles assaut de coquetterie. Le luxe devient peu à peu, chez le plus riches, une habitude.

      Un certain confort se répand dans les châteaux. Les vaisselles précieuses désertent les vieux coffres cloutes. La mode des tapisseries fait de chaque noble dame et de ses servantes des brodeuses passionnées. Les seigneurs les plus riches font venir des sculpteurs pour décorer de statues de «preux» chevaliers les salles de garde de leurs châteaux.

      Un monde à gages ou à solde vit au château. Le chevalier a ses hommes d’armes, ses gens d’écurie, ses agents seigneuriaux qui rendent la justice et lèvent les droits. La dame du château a ses servantes et ses pages, elle commande aux cuisines, aux lingères, aux habilleuses. Tout ce personnel boit et mange à longueur d’année les produits livres régulièrement
par les villages. S’il y a disette, le château assure lui-même, par la force, ses approvisionnements. Le monde féodal vit et survit presque exclusivement grâce au travail des villageois, grâce au rapport de la terre.

      III. Des villes très animées

      Les vieux remparts des villes croulent sous la poussée de nouveaux habitants : ils viennent de tous les villages par milliers, cherchant fortune, cherchant asile. Des villes neuves, conquérantes, surgissent. A Paris les murailles s’allongent et deviennent immenses. Les pauvres doivent trouver un gîte hors de l’enceinte, car, à l’intérieur des remparts, les loyers sont très élevés. Dans les faubourgs s’alignent les masures basses, autour des hôpitaux. A l’intérieur, on construit de hautes maisons au pignon étroit, souvent toutes en bois. Entre chaque îlot d’habitation serpentent des ruelles, des passages souterrains. Partout des tavernes, des cabarets, des échoppes. Les riches construisent en pierre, non loin du château seigneurial ou de la cathédrale. Là se trouvent les plus belles échoppes et des patrouilles du guet veillent nuit et jour.

      L’animation des rues est constante. Chaque jour une confrérie différente fête son patron : saint Eloi, patron des orfèvres, saint Joseph, patron des charpentiers. Les jours d’exécution, c’est la fête. On expose au pilori le corps des suppliciés. De tous les quartiers, on vient voir...

      Dans la ville, l’eau est rare. Il faut faire la queue le matin à la fontaine
pour le recueillir dans les cruches. Nourrir les grandes villes pose déjà un problème.

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MORGANE
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