L' almanach de la mandragore

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 Les invasions germaniques

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amyvette

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MessageSujet: Les invasions germaniques   09.08.13 0:11

Une intégration difficile
Jusqu'à cette date, la pénétration des barbares dans le vieil empire romain s'est faite de façon surtout pacifique, des immigrants se faisant embaucher comme légionnaires ou comme travailleurs agricoles pour combler les vides causés par la diminution des naissances.
Des incursions armées se produisent en Gaule à différentes périodes, notamment dans les années 250-260 et 271, pendant que Rome est paralysée par une crise dynastique.

Sur ordre de l'empereur Aurélien, les Romains évacuent en 275 les champs Décumates, la région d'entre le Rhin et le Danube, pour raccourcir leurs lignes de défense. La Dacie (la Roumanie actuelle) est abandonnée aux Goths.
En 376, la situation s'aggrave. Les Wisigoths, poussés par les Huns qui arrivent des steppes de l'Asie, franchissent le Danube et demandent à l'empereur Valens le droit de s'installer dans l'empire comme «fédérés» (en quelque sorte alliés). L'empereur ne peut faire autrement que d'accepter. Il leur offre la Mésie (la Serbie actuelle) et, lui-même étant arien, les encourage à se convertir à cette forme de christianisme. Mauvaise idée : cela va rendre plus difficile le ralliement des Barbares à l'empire, majoritairement catholique.
De toute façon, les Barbares s'étant soulevés pour protester contre les exactions des fonctionnaires romains, Valens est tué en les affrontant à Andrinople le 9 août 378.

Une invasion en masse
En 406, lorsque les Germains franchissent le Rhin et pénètrent en armes dans l'empire romain, ils ne rencontrent plus guère de résistance.
L'empire a été divisé dix ans plus tôt entre les deux fils de Théodose 1er. Sur l'Occident (capitale : Ravenne) règne Honorius et sur l'Orient (capitale : Constantinople) Arcadius. Avant de mourir, Théodose a confié la tutelle des jeunes empereurs au général Stilicon, fils d'un officier vandale rallié à Rome ! Celui-ci maintient tant bien que mal l'ordre dans l'empire mais il sera assassiné sur ordre d'Honorius le 23 août 408...

Les provinces, au nombre d'une centaine, échappent peu ou prou à l'autorité centrale. Le pouvoir est partagé au niveau local entre les généraux (chefs militaires), les vicaires (représentants de l'empereur) et les évêques (chefs religieux).
Les nouveaux-venus vont s'installer là où ils peuvent et feront souche. On évalue leur nombre à 400.000 environ, dont 100.000 guerriers. Parmi eux un quart de Francs Ripuaires, presque autant de Vandales et de Burgondes, des Alains etc.
L'empire romain d'Occident dans lequel ils pénètrent compte pas moins de 25 millions d'âmes mais il n'est défendu que par une poignée de soldats professionnels guère motivés : 136.000 limitanei ou soldats des frontières, en grande majorité des Germains mal dégrossis, et 113.000 comitatenses ou soldats de l'intérieur, encore moins combatifs que les précédents.
Malgré la disproportion des effectifs, les envahisseurs n'ont donc pas de peine à s'enfoncer jusqu'aux extrémités de l'empire et à s'y établir des principautés. De la Gaule, une partie d'entre eux, les Vandales, passent en Espagne et atteignent même le territoire de l'actuelle Tunisie.

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AMYVETTE
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cocochanel



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MessageSujet: Les Huns   09.08.13 0:15

Brusque apparition
Les Huns sont des nomades de type mongoloïde (asiatique) et de langue ourano-altaïque, quelque peu apparentés aux Turcs.
Surgis de la lointaine Asie, ils s'installent au IIIe siècle de notre ère dans la région du Danube en poussant devant eux les Germains. Sous leur pression, ces derniers se mettent à leur tour en marche vers l'ouest et pénètrent dans l'Empire romain. C'est ainsi qu'en 378, des Germains dénommés Wisigoths franchissent le Danube et attaquent l'armée de l'empereur Valens.
Tandis que les Huns stationnent dans les plaines sauvages d'Europe orientale, l'un de leurs princes, Attila, est élevé à la cour de l'empereur romain d'Orient, à Constantinople, en qualité d'otage. En 434, alors âgé d'une quarantaine d'années, il succède sur le trône des Huns à son oncle Rudas (ou Ruga), au côté de son frère Bleda. Dix ans plus tard, il assassine celui-ci et devient roi de tous les Huns. Quelque peu mégalomane, il s'attribue le titre d'Europæ Orbator (empereur d'Europe).
Attiré par les richesses de l'empire romain à son crépuscule, dont il a mesuré la séduction lors de son séjour dans les palais de la Corne d'Or (Constantinople), Attila arrive sous les murs de Constantinople mais renonce au siège et se contente de la promesse d'un colossal tribut.
Puis il tourne ses regards vers l'Occident gallo-romain. S'ensuit une histoire vaudevillesque...
Vaudeville
Honoria, fille de l'impératrice Galla Placida et soeur de l'empereur romain d'Occident Valentinien III, appelle Attila à l'aide contre son frère. Celui-ci a tué son amant et veut l'envoyer à Constantinople dans un monastère. Honoria, qui n'a pas la réputation d'une oie blanche, promet sa main à Attila et lui envoie sa bague en signe de fiançailles.
Dans le même temps, le roi des Vandales, Genséric, encourage Attila à attaquer le royaume rival des Wisigoths de Toulouse. Attila ne se le fait pas dire deux fois. Il accepte la bague d'Honoria et réclame la Gaule en guise de dot. Bon prince, il propose à Valentinien III de s'allier à lui contre les Wisigoths. Mais l'empereur repousse son offre et préfère faire alliance contre lui avec les Wisigoths.
C'est ainsi que le roi des Huns franchit le Rhin et envahit la Gaule à la tête d'une colossale armée de 200.000 hommes de toutes origines (Huns mais aussi Germains, tels que Gépides, Skires, Suèves, Francs....), non compris les troupeaux de chevaux et de boeufs qui servent de garde-manger. Metz est détruite le 7 avril 451 et ses habitants massacrés.
Tragédie
À Paris, qu'on appelle encore Lutèce, sainte Geneviève, l'une des autorités de la ville, fait valoir à ses concitoyens qu'il est plus judicieux de résister derrière les murailles de l'île de la Cité que de s'enfuir sur les routes où ils seraient immanquablement rattrapés par les cavaliers huns. Elle leur recommande de jeûner pendant trois jours pour s'attirer la bienveillance de Dieu. Ô miracle, celui-ci exauce leurs prières. Attila, considérant en effet que le jeu n'en vaut pas la chandelle, renonce à prendre la ville et poursuit sa marche vers Orléans.
Voilà qu'une armée se porte à la rencontre des envahisseurs, avec à sa tête le «maître de la milice» Aétius, un général romain qui fut son compagnon d'armes dans sa jeunesse, et Théodoric 1er, le roi wisigoth de Toulouse. Attila se replie vers le Rhin mais il est rejoint par la coalition de Gallo-Romains et de Wisigoths aux «Champs Catalauniques». S'ensuit une mêlée confuse de plusieurs jours, sans véritable vainqueur, où Théodoric trouve la mort.
Le roi des Huns repasse le Rhin, refait ses forces et décide d'enlever Rome, mais le pape Léon 1er le Grand, principale autorité locale, va à sa rencontre aux portes de la ville. Les deux hommes devisent agréablement en latin et le redoutable guerrier se laisse convaincre de rebrousser chemin (quelques mois plus tard, la ville n'aura pas la même chance quand surviendront les Vandales de Genséric).

Attila s'en retourne vers la Pannonie et la région du Danube avec ses troupes, ses trésors, ses troupeaux, ses femmes et ses serviteurs. Il meurt peu après, victime d'une attaque d'apoplexie à moins qu'il n'ait été assassiné par sa concubine de la nuit.
Les Huns sortent de l'Histoire aussi soudainement qu'ils y étaient entrés. Ils n'auront rien fait d'autre que de réveiller et pousser devant eux les tribus germaines éparpillées entre le Rhin et le Dniepr.
Épopée germano-hunnique
Le souvenir des Huns se conserve dans le plus célèbre chant épique de langue germanique, le Chant des Nibelungen, composé au XIIe siècle du côté de l'Autriche. Ce chant est le pendant oriental de la Chanson de Roland ou des Chevaliers de la Table ronde.
Magnifié par un opéra de Richard Wagner, au XIXe siècle, il raconte le sort tragique du chevalier Siegfried, en quête du mythique trésor des Nibelungen et victime d'une vengeance personnelle.
L'épopée mêle plusieurs éléments de l'histoire des Huns, notamment leur victoire sur les Burgondes de la région de Worms, vers 435, et la mort d'Attila, mystérieusement assassiné par une concubine d'origine germanique (burgonde?) du nom d'Hildiko.
Le Fléau de Dieu
Attila, personnage mal connu, se prête à toutes les interprétations. Il demeure un héros très populaire en Hongrie où son prénom est porté par beaucoup d'hommes, car les Hongrois se réclament des Magyars, peuple nomade finno-ougrien apparenté aux Huns.
En Occident, par contre, le dernier roi des Huns garde l'image d'un barbare intégral. Cela vient de ce que les chroniqueurs chrétiens du Moyen Âge l'avaient surnommé le «Fléau de Dieu». Le fléau est un outil dont se servaient les paysans pour battre les épis de blé et en extraire les grains. De la même façon, selon les clercs de son époque, Attila aurait été envoyé par Dieu pour punir les hommes de leurs péchés et les ramener à lui.
«On me craint, on me hait, on me nomme en tout lieu
La terreur des mortels et le fléau de Dieu»
, écrit Corneille (Attila, 1667).
Bibliographie
Sur Attila et les principaux acteurs de cette époque pleine de tragédies, on peut lire la biographie romanesque de Maurice Bouvier-Ajam : Attila, le Fléau de Dieu (éditions Tallandier, 1982)
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morgane

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MessageSujet: Re: Les invasions germaniques   09.08.13 0:33

Lorsque, au iiie s., le peuple des Goths se divise en deux rameaux, l'Histoire auguste les distingue en les qualifiant de « greutungi » (gens de la grève) et de « tervingi » (gens de la forêt). Puis, sans que l'on puisse préciser la date, ces deux qualificatifs sont respectivement remplacés par « Ostrogoths » et « Wisigoths ».
Dans sa chronique de l’histoire des Goths (De origine actibusque Getarum) achevée au milieu du vie s., l’Ostrogoth Jordanès indique qu’Ostrogoths signifierait « Goths de l'Est » et Wisigoths « Goths de l'Ouest ». Une autre interprétation, s’appuyant pour sa part sur l’étymologie, parle plutôt de « Goths brillants » et de « Goths sages ».
Les Ostrogoths face aux invasions hunniques
Les Ostrogoths s'organisent au ive s. en un puissant royaume s'étendant de part et d'autre du Dniepr. En 370, ils sont parmi les premiers peuples d’Europe qualifiés de « Barbares » à subir le choc des invasions hunniques en provenance d’Asie (grandes invasions). Fuyant vers l'ouest, ils franchissent le Dniepr, remontent le Danube et trouvent refuge en Moldavie où un État, dirigé par Athanaric, est créé. Dans le même temps, une minorité d'Ostrogoths passe dans l'Empire romain et se met au service de Rome.
Asservis par les Huns vers 375, les Ostrogoths sont parfois amenés à les suivre dans leur raids. Il en est ainsi lors de la grande expédition qu'Attila, roi des Huns au milieu du ive s., conduit dans l’Empire romain d’Occident en 451.
Lors de la désagrégation de l'Empire hunnique, les Ostrogoths recouvrent leur indépendance et se rapprochent de l'Empire romain, avec lequel ils concluent un traité de fédérés en 455. Ces rapports, où la bonne entente alterne avec la menace, permettent aux chefs ostrogoths d'obtenir des terres pour leur peuple, et de jouer un rôle politique à Constantinople.
C'est ainsi que Théodoric, de la famille royale des Amales, retenu comme otage et élevé à la cour impériale de Constantinople, prend conscience de la valeur de la civilisation romaine, mais aussi des faiblesses de cet Empire.
Le royaume ostrogoth d'Italie
Devenu roi des Ostrogoths, Théodoric (dit le Grand) obtient l'autorisation de conduire son peuple en Italie, alors aux mains du roi des Hérules, Odoacre, qui a déposé le dernier empereur romain d’Occident en 476.
Les Ostrogoths pénètrent en Italie (489), sous la conduite de Théodoric qui, vainqueur d'Odoacre (493), devient le seul maître de l'Italie et de ses dépendances (Dalmatie, Rhétie, Norique, Pannonie et Provence). Ayant installé sa capitale à Ravenne, il gouverne en s'appuyant sur l'aristocratie romaine et encourage la culture latine. L'État romano-gothique s'effondre lors de la reconquête initiée par l’empereur Justinien de Constantinople et menée à partir de 535 par son général Bélisaire. Malgré la résistance de Vitigès puis de Totila, les Ostrogoths se soumettent définitivement en 555, puis disparaissent en tant que peuple. Cette guerre a épuisé l'Italie, mais aussi Constantinople. Moins de vingt ans après, la domination impériale sur l'Italie est partiellement anéantie par les Lombards, vengeurs involontaires des Ostrogoths.
Convertis à l'arianisme par l'évêque Ulfilas (qui traduit la Bible dans leur langue vers 369), porteurs d'influences hunniques, et défenseurs de la romanité auprès des autres peuples barbares, les Ostrogoths ont joué un rôle important dans la formation de l'Occident chrétien.

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