L' almanach de la mandragore

L' almanach de la mandragore


 
AccueilLes potins médiCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Si vous désirez en savoir plus sur l'époque médiévale , consultez le site:
"Ombres et Lumières du Moyen Âge.Cliquez sur la bannière pour y parvenir.




Partagez | 
 

 La légende arthurienne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
cocochanel



Messages : 13
Eperons d'or : 23
Courage et fidélité : 1
Date d'inscription : 14/07/2013

MessageSujet: La légende arthurienne   30.07.13 13:54

Les Plantagenêts inventèrent Arthur

Il n'est pas besoin de chercher très loin : il suffit de se rendre vers 1135 à la cour de Geoffroy Plantagenêt, celui qui se plaisait à «planter» un «genêt» à son chapeau.Il aimait particulièrement écouter l'histoire inventée par Geoffroy de Monmouth, cette Historia regum Britanniae qui lui rappelait le destin troublé de la Grande-Bretagne, c'est-à-dire de la terre du descendant d'Énée, Brutus.

Parmi les héros qui se succèdent au fil des pages se distinguent le roi Lear et un certain Arthur. Geoffroy y voit un mythe destiné à concurrencer celui de Roland et du grand Charlemagne, fierté de ses rivaux capétiens.Son fils, le rusé Henri II, ne s'y trompe pas. Héritier de la couronne anglaise, il l encourage le poète normand Wace à vite rédiger le Roman de Brut en ancien français pour asseoir sa légitimité sur la Grande-Bretagne. La Chanson de Roland n'a qu'à bien se tenir !
Un «best-seller» au Moyen Âge !

Le thème chevaleresque inventé par le poète normand Wace est repris avec brio par Chrétien de Troyes, un écrivain champenois de la fin du XIIe siècle sur lequel on ne sait à peu près rien. Il reste malgré cela le père incontesté du «roman» arthurien.En cinq ouvrages et en remplissant les blancs laissés par son confrère normand, Chrétien de Troyes construit tout un univers.Ainsi développe-t-il les aventures des différents chevaliers sans manquer d'y ajouter une dimension religieuse.

Rédigés entièrement en vers et en langue d'oïl, son Lancelot ou le Chevalier à la charrette et surtout son Perceval ou le Conte du Graal ouvrent la voie à une multitude de continuateurs, trouvères, troubadours et poètes plus ou moins inspirés.Le XIIIe siècle est un tournant : on délaisse le vers au bénéfice de la prose, censée permettre d'approcher plus près de la vérité. C'est la naissance de l'imposant cycle de Lancelot-Graal ou encore de Tristant et Iseut.

Un héros, un enchanteur et un zeste de magie

Comme Arthur est un héros, il a droit bien sûr à une origine hors du commun : il est le fils du roi Uter Pendragon qui a pris l'apparence du duc de Cornouailles pour séduire la femme de ce vassal.Cela lui a été possible avec un breuvage permettant cette mutation, qui lui a été fourni par son conseiller, un enchanteur et prophète répondant au nom de Merlin.Merlin est lui-même le fils d'un démon incube (qui abuse des femmes pendant leur sommeil). Il devient un des piliers de la légende à laquelle il apporte magie et mystère. À ses côtés, les fées Morgane, Mélusine et Viviane, la Dame du Lac, sont autant de signes de l'omniprésence de «L'Autre Monde».

À la mort du roi Uter Pendragon, la Grande-Bretagne n'a plus de souverain. Comment trouver un seigneur digne de la couronne ? Le signe attendu va venir du ciel : à la sortie de la messe, tous les Grands du royaume découvrent, sur le parvis de la cathédrale, une épée enfoncée dans une enclume. Chacun se précipite pour tenter sa chance, mais seul le jeune Arthur parvient sans peine à retirer l'épée.Les barons regardent d'abord d'un œil peu affectueux cet inconnu qui vient de devenir «le roi de cette terre, choisi par Jésus».Mais alors que l'envahisseur saxon menace, le jeune homme démontre toute sa sagesse et son courage. Il réussit à s'imposer et à coaliser la région autour de sa personne pour enfin apporter la paix.

Parmi ses vassaux, Arthur distingue le roi de Carmélide, non pour ses qualités guerrières mais pour la beauté de sa fille, Guenièvre. Questionné sur le bien-fondé d'une alliance, Merlin prévient le jeune amoureux : il sera trahi par son épouse avec le meilleur chevalier de la cour. Qu'importe ! Arthur s'unit à Guenièvre qui a la bonne idée d'apporter en dot une belle table ronde...

Mais assez vite les prédictions de Merlin se vérifient : enlevée par le fier Méléagant, Guenièvre ne doit son salut qu'à un chevalier inconnu qui va accepter toutes les humiliations pour sauver sa reine. Bien sûr, il ne tarde pas à tomber amoureux de la belle, l'entraînant dans une relation interdite qui la mène jusqu'au bûcher. Elle y échappe in extremis grâce à son chevalier servant, le fameux Lancelot.

Revenir en haut Aller en bas
emeric

avatar

Messages : 51
Eperons d'or : 146
Courage et fidélité : 1
Date d'inscription : 16/01/2011
Age : 70
Localisation : ,Belgique

MessageSujet: Re: La légende arthurienne   30.07.13 13:58

Lancelot, Gauvain, Galaad et compagnie
Douze chevaliers assis autour d'une table ronde : cette image d'Épinal montre toute l'importance de la symbolique de cette table. Elle est la représentation de l'harmonie du cosmos, de l'égalité mais aussi de l'appartenance à une élite : la chevalerie.



Autour d'Arthur, chef de guerre et garant de la cohésion, se regroupent les meilleurs combattants du pays. Lancelot du Lac, qui figure le chevalier parfait, son fils Galaad, Perceval le Gallois ou encore Mordred, le traître.



Tous se lancent dans des aventures extraordinaires qu'ils doivent surmonter seuls sans hésitation ni marque de faiblesse.
Et voici Lancelot qui rampe sur une épée transformée en pont, Yvain qui apprivoise un lion en pleine Bretagne, Érec qui affronte des géants... Mais à la table ronde, une place reste vide : il s'agit du Siège périlleux que seul celui qui trouvera le Graal aura le droit d'occuper. Le défi est de taille...
L'histoire des chevaliers du roi Arthur n'est pas seulement une suite de combats pleins de sang et de fureur. À partir du XIIIe siècle, la religion y devient en effet très présente, notamment à travers le but de toutes ces aventures : le Graal.
Délaissant les chasses aux monstres fabuleux et les errances dans les forêts, Chrétien de Troyes fait tout d'un coup apparaître dans son récit un étrange cortège de jeunes gens portant une lance qui saigne, un plat à trancher et un graal. Mort avant d'avoir donné la clef du mystère, Chrétien a laissé la voie libre à ses successeurs qui s'empressent d'assimiler ce graal à la coupe qui aurait recueilli la sang du Christ sur la croix.
Symbole de l'inaccessible, il ne doit être retrouvé que par un chevalier à la moralité parfaite : ce sera Galaad, fils de Lancelot. Au fil des textes, le monde chevaleresque acquiert ainsi une dimension spirituelle de plus en plus importante. Finis les tournois pour la gloire et la beauté du geste.



Des aventuriers pleins d'idéaux


Arthur et ses compagnons sont devenus les symboles de la chevalerie, faite de rites initiatiques et de codes d'honneur. À la base de la société féodale, elle s'appuie sur un ensemble de principes destinés à faire de simples guerriers, nobles ou non, des soldats fidèles en toutes circonstances à leur seigneur.
Le processus d'allégeance débute par la cérémonie d'adoubement qui marque l'entrée des écuyers dans la chevalerie. Ils doivent par la suite prouver leur valeur guerrière lors des combats ou, en temps de paix, des chasses et tournois.
Ils restent également toute leur vie au service des malheureux et de l'Église. Fidèles à leur engagement, ils se lancent à partir du XIIe siècle dans une autre quête, la croisade.

«La Mort le roi Artus»




Un roi hors du commun ne pouvait avoir qu'une mort remarquable.
Trahi par son neveu Mordred, qui s'est allié aux Saxons, Arthur engage une ultime bataille en vue de reconquérir son royaume. C'est un carnage : tous ses compagnons perdent la vie face aux armées du traître tandis que les deux chefs de guerre finissent par s'entretuer.
Blessé à mort, Arthur demande à un de ses derniers fidèles de jeter son épée Excalibur dans le lac voisin. Une main sort alors de l'eau pour s'en emparer et la brandir à trois reprises avant de replonger dans les flots : c'est la fin du monde arthurien.
Le vieux roi monte dans la nef qui s'avance pour rejoindre sa sœur Morgane, avant de disparaître vers l'horizon. Mais est-ce pour y mourir ?



Pour certains, les aventures d'Arthur ne s'arrêtent nullement là : il se serait fait transporter dans son château d'Avalon pour y être soigné.
C'est le début de «l'espoir breton», l'espoir de voir un jour revenir le héros pour poursuivre sa lutte contre les Saxons.
Pour d'autres, aucun doute possible : Arthur repose dans l'abbaye de Glastonbury, au sud de l'Angleterre. Les moines n'y ont-ils pas découvert, en 1191, les restes d'un homme de grande taille et d'une femme aux cheveux blonds, reposant sous une croix où étaient gravés ces mots : «Ici gît l'illustre roi Arthur...» ?
Malheureusement les ossements ont depuis longtemps disparu, laissant place à un simple carré d'herbe.

_________________
Emeric
Revenir en haut Aller en bas
 
La légende arthurienne
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [5ème] La légende arthurienne
» La légende arthurienne et le Graal, de Jean Marx
» Legendes Arthuriennes : le Mythe de l'Ile d'Avalon
» Extraits du film: Les BRUMES D'AVALON
» [5ème] Quels extraits de la légende arthurienne ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L' almanach de la mandragore :: Contes et légendes-
Sauter vers: