L' almanach de la mandragore

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 Le dragon

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tomazine
Invité



MessageSujet: Le dragon   26.07.13 23:29

Issu de traditions celtiques et asiatiques, le dragon apparaît dès l'art paléochrétien. On le retrouve dans l'art byzantin, les icônes slaves, les gargouilles et les manuscrits enluminés. Le dragon médiéval est un monstre malfaisant et hideux toujours associé au mal. Comme en latin, draco signifie à la fois dragon et serpent, le dragon est lié au serpent et en particulier au tentateur de la Genèse, qui a poussé Adam et Ève à gouter le fruit défendu. Les encyclopédies médiévales le classifient donc comme un serpent. Le dragon est représenté sous diverses formes, le plus souvent avec deux pattes griffues, une longue queue de reptile et parfois des ailes, voire plusieurs têtes.


Dans l'apocalypse, saint Michel et ses anges combattent le dragon : « Et il y eut un combat dans les Cieux ; Michel et ses anges affrontèrent le dragon... et le grand dragon fut terrassé, le Serpent des Anciens, celui que l'on nomme Diable ou Satan » Le dragon est terrassé par de nombreux saints dans des combats qui symbolisent le triomphe du Bien sur le Mal, voire la victoire du christianisme sur le paganisme. Ainsi, dans certaines versions de saint Georges et le dragon, le saint n'accepte de tuer le monstre que si les villageois se font baptiser. Dans la légende de sainte Marguerite d'Antioche, le dragon qui avale la sainte et dont elle sort intacte grâce à une croix est le Diable. Sainte Marthe se sert d'eau bénite pour maîtriser un dragon, la tarasque, dragon à six pattes qui selon la légende dorée donne son nom à la ville de Tarascon.


Matière de Bretagne


Dans la mythologie bretonne, représentant les dernières traditions celtiques, l'image du dragon est toujours présente, dans sa représentation de force sauvage de la nature. Elle est présente jusque dans le nom de la célèbre lignée royale de Bretagne de Pendragon, signifiant littéralement « tête de dragon » en gallois. Bien que l'interprétation de ce nom soit sujette à discussion, l'étendard au dragon serait un héritage du bas Empire romain, celui-ci étant symbole de la cavalerie. Le mythe relate plusieurs fois l'apparition de dragons, de manière réelle ou symbolique. On y retrouve par exemple le mythe du conte de Lludd et de Lleuelys, deux dragons découverts sous les fondations du château que voulait construire Vortigern, prédécesseur d'Uther Pendragon, combattant sans cesse et provoquant l'effondrement de la construction. Plus tard, Uther observa dans le ciel une comète en forme de dragon dont certain prétendent qu'elle aurait donné son nom au souverain. On remarque le chemin que prend le dragon : celui-ci s'associe peu à peu avec les envahisseurs et prend dès lors cette apparence terrifiante qu'il gardera durant tout le Moyen Âge. Ainsi se succèdent diverses invasions en Europe à diverses époques : Saxons et Vikings aux bateaux ornés de têtes terrifiantes d'abord, Mongols aux étendards décorés de dragon plus tard.


Le christianisme et les sauroctones



Saint Georges terrassant le dragon


Sauroctone tuant une vouivre


Le christianisme a intégré la peur du dragon, et en a fait le symbole des croyances païennes, opposées au christianisme, l'image de la barbarie, de la Bête maléfique, incarnation de Satan et du paganisme. Le dragon deviendra, avec le thème de l'Apocalypse, une source inépuisable d'inspiration pour les artistes. L'art qui s'en inspire fait du dragon l'image du péché et du paganisme, dont triomphent avec éclat les saints et le(s) martyrs. L'Apocalypse de Jean décrit le combat du Dragon, et de la Bête de la Terre contre l'Agneau divin. Le dragon est enchaîné pour mille ans, puis revient le temps de l'ultime combat, et le dragon vaincu cède sa place au règne définitif de Dieu. Bien que les tueurs de dragons apparaissent bien avant le Moyen Âge en Europe, avec l'avènement du christianisme, les tueurs de dragons antiques se virent canonisés et prirent le nom de sauroctones (du grec : sauros, « lézard » et cton : « qui tue »). Dans un même temps ils perdirent leur nom originel au profit de noms plus chrétiens (Saint Michel, Saint Georges…) et se virent par la suite canonisés, ou octroyés des exploits historiquement incohérents (le saint Georges historique tuant un dragon plusieurs siècles après sa propre mort). Le seul témoignage de ces chevaliers est une iconographie médiévale abondante et largement diffusée et inspirée des légendes païennes. Il faut d'ailleurs noter certaines de ces représentations montrent des variantes de ces créatures tels que des vouivres.

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