L' almanach de la mandragore

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 Le commerce arabe

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cocochanel



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MessageSujet: Le commerce arabe   25.07.13 10:07

L'extension de la domination et de la religion des Arabes dans l'Asie occidentale et sur le littoral méridional de la Méditerranée, furent pour les pays occupés un réel bienfait au point de vue économique. Bien différent du christianisme, l'islam se montra très favorable au commerce. Depuis une antiquité immémoriale, l'industrie du transport était une ressource fondamentale des Arabes; Mohammed lui-même l'exerçait, et la tribu dont il était issu en tirait de grands profits. Aussi le Coran recommande l'industrie et le commerce comme des occupations agréables à Dieu; partout le progrès de la religion musulmane marche d'accord avec le progrès du commerce et, à n'envisager que cet aspect, elle eut une puissance civilisatrice incomparable. Partout à côté des mosquées se fondèrent des écoles et des marchés. Les centres religieux furent en même temps des centres commerciaux; l'association de la religion et du commerce, qu'on a remarquée dans bien des cas, fut un fait général. Mais le Coran précise les devoirs des fidèles et du pouvoir vis-à-vis des marchands; il recommande l'établissement des puits et des citernes dans le désert, des caravansérails ; une portion considérable des revenus de l'Etat doit être appliquée aux routes; les bazars furent inspectés, la qualité des marchandises vérifiée, les contestations réglées.


Ce commerce qu'on encourageait était à peu près exclusivement un commerce terrestre et par caravanes; le marchand accompagnait ses marchandises; on aura d'ailleurs une idée très exacte des procédés de commerce arabe en lisant les Mille et une Nuits. Même lorsque fut rompue l'unité politique du monde arabe, l'unité religieuse se maintint suffisante pour créer entre les fidèles une solidarité favorable aux échanges commerciaux. Le pèlerinage de La Mecque fut aussi un moyen de les entretenir. Enfin la généralisation de l'usage de la langue arabe simplifiait beaucoup les relations. La période du VIIe au Xe siècle fut donc pour tous les pays occupés par les Arabes (Arabie, Egypte, Syrie, Mésopotamie, Iran, Turkestan, Afrique du Nord, Espagne) une époque de prospérité matérielle qu'ils n'ont jamais retrouvée. La grande variété de produits de cet immense domaine a donné au négoce une grande extension. Nous en décrirons successivement les divers théâtres.


En Asie le centre commercial était Bagdad; la capitale de califes abbasides avait retrouvé la richesse de Babylone; les tissus de coton et de lin, et la maroquinerie du nord de la Mésopotamie, les produits de luxe de Bagdad, bijouterie, orfèvrerie, broderies, soieries, s'ajoutaient aux produits d'une agriculture et d'une forte culture très avancée. Par Bassorah on avait jour sur le golfe Arabo-Persique où un commerce maritime considérable se développa. L'Arabie Heureuse (Sud de la péninsule Arabique) était aussi riche qu'aux temps lointains de l'ancienne Egypte; ses villes servaient d'entrepôt non seulement aux produits du pays, encens, lainages, raisins secs, cuirs, mais à ceux de l'Inde, de l'Egypte, de la côte orientale d'Afrique; les ports de Mascate et d'El-Katif rivalisaient avec ceux du Yémen. Au centre même de l'Arabie de grands marchés attiraient les caravanes; outre la Mecque et Médine, il faut citer Jamama. Les chevaux et la laine s'exportaient au loin; ce n'est qu'au XVe siècle qu'apparaît le café. Parmi les villes de la Syrie, qu'enrichissait le mouvement de pèlerinage vers la Mecque, Damas devait à son industrie une richesse exceptionnelle; mais bien d'autres se relevaient, notamment les ports Tyr, Beyrouth. L'Arménie exportait au Sud ses produits agricoles, blé, vin, bois, la laine de ses troupeaux, ses tapis; elle s'était ouvert un débouché au Nord par le port de Trébizonde. En Géorgie on cultivait le riz, le coton, on produisait beaucoup de soie. L'Iran avait, comme la Mésopotamie, des richesses agricoles et industrielles; les principaux marchés furent Rei (près de Téhéran) et Ispahan, le transit entre l'Inde et l'Asie centrale d'une part, l'Asie antérieure de l'autre, se faisait par là; les ports de la Caspienne eurent un moment de grande prospérité. Mais c'est surtout l'Asie centrale à qui profita le commerce développé par les Arabes.



Les nomades du Khovaresm ou Kharezm devinrent les marchands les plus entreprenants du continent. On ne peut aujourd'hui se faire une idée de l'opulence à laquelle atteignirent des villes comme Mérou, Hérat, Balkh, Kaboul, Ghazni, Samarcande, Boukhara. Le grand développement donné à l'agriculture et à l'industrie permet à ces contrées d'échanger pour leur compte les produits de l'Inde et de la Chine; précisément parce que ces villes offraient aux caravanes de la haute Asie et de l'Inde un tiers marché très important, elles purent facilement devenir les entrepôts d'un commerce de transit avec l'Asie antérieure, commerce qui prit un admirable essor. La soie de Chine, le musc, la rhubarbe, le borax, les turquoises du Tibet et de Mongolie, le blé, les fruits, les cuirs, les pelleteries, le sel gemme du Turkestan, l'argent, le fer, le cuivre, l'arsenic, le plomb des montagnes voisines, les tissus de lin, de laine, de coton, de soie, fabriqués dans les villes, les épices, pierres précieuses, tissus, armes, apportés de l'Inde, s'échangeaient dans les bazars de ces grandes villes; dans leurs caravansérails se rencontraient les marchands du monde entier. Même plus tard, sous la domination mongole, cette, prospérité se maintint, et les voyageurs européens, dont Marco-Polo est le plus célèbre, attestent la richesse de ces contrées et le développement sans précédent du commerce dans le continent asiatique.

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