L' almanach de la mandragore

L' almanach de la mandragore


 
AccueilLes potins médiCalendrierGalerieFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Si vous désirez en savoir plus sur l'époque médiévale , consultez le site:
"Ombres et Lumières du Moyen Âge.Cliquez sur la bannière pour y parvenir.




Partagez | 
 

 La maison paysanne

Aller en bas 
AuteurMessage
tancrède



Messages : 22
Eperons d'or : 41
Courage et fidélité : 1
Date d'inscription : 09/06/2013

MessageSujet: La maison paysanne   14.07.13 21:23

C. Prigent, Art et société en France au XVe siècle, 1999.

La maison paysanne, dans le paysage construit de la France médiévale, pèse du même poids que la paysannerie dans la population, c'est-à-dire qu'elle représente le grand nombre, la très grande majorité des demeures des hommes. Et pourtant, il n'en reste presque rien, même des habitations rurales des derniers siècles du Moyen Âge. Et les rares bâtiments paysans, ou réputés tels, qui sont conservés ne paraissent ni totalement fiables, ni vraiment représentatifs. On pense, par exemple, à la fameuse maison de Jeanne d'Arc à Domrémy: si elle date vraiment du XVe siècle, il est peu probable qu'elle ait traversé les siècles sans subir de modifications dans sa structure, et, par le soin apporté à sa construction, à ses dimensions, à son décor et à ses fenêtres à croisées; elle n'apparaît pas comme une simple demeure paysanne, au mieux comme l'hôtel d'un très riche laboureur .

L'archéologie nous avertit de nous représenter l'habitation paysanne du Moyen Âge sous des dehors plus modestes. Malencontreusement, les sites ruraux les plus intéressants sont le plus souvent antérieurs, quelquefois postérieurs au XVe siècle. On pourra peut-être, mais avec prudence, faire état du castrum provençal de Rougiers - abandonné au XIVe siècle, mais qui est un moment réoccupé au XVe siècle - et du village bourguignon de Dracy qui n'est totalement abandonné que dans les premières années du XVe siècle. On retiendra surtout: le hameau de Trainecourt, près de Caen, même si, déjà très réduit à la fin du XIVe siècle, il disparaît au cours du siècle suivant; le castrum d'Essertines, dans le Forez, même si l'occupation la mieux connue est celle du XVIe siècle, qui semble d'ailleurs prolonger les structures précédentes; enfin le quartier bas de la Cisterne, à Cabrières, près de Lodève. C'est assez peu mais la France n'a pas connu, au même point que les pays voisins - l'Allemagne, l'Angleterre ou les pays méditerranéens -, les désertions de villages (et de terroirs) de la fin du Moyen Âge, qui offrent à l'archéologue des sites faciles à explorer. Les documents écrits ne sont guère plus diserts sur la maison rurale qu'ils ne l'étaient avant le XVe siècle (avec la notable exception des livres de l'Inquisition sur Montaillou, mais ils concernent le premier quart du XIVe siècle). C'est à peine si les terriers, maintenant nombreux, les inventaires après décès (rares pour les campagnes), les testaments, apportent quelques données sur le nombre des pièces, l'organisation de la demeure et de ses annexes, la présence, parfois, d'un étage fait partie de ces trop rares informations.

En revanche, les images se multiplient au XVe siècle. L'iconographie religieuse illustre, en montrant des constructions rustiques, le thème de la Nativité et celui, associé, de l'Adoration des bergers et des Mages. S'y ajoutent des documents comme les plans-terriers et les tibériades, qui commencent à représenter villages et maisons avec un certain réalisme. Au milieu du XVe siècle, l'Armorial de Guillaume Revel accompagne les blasons des seigneuries d'Auvergne et du Forez du dessin des localités éponymes - un château au milieu de l'habitat urbain ou du village. Sur ces documents, les maisons villageoises sont figurées de façon conventionnelle ou simplement esquissées, mais même la convention a son 'intérêt ; on ne représente que ce qui est vraisem­blable. Les miniatures des livres d'Heures, comme celui du duc de Berry, ou celles qui illustrent les traités encyclopédiques ou les ouvrages agronomiques, sont plus précieuses parce que plus précises; elles offrent en somme des vues rapprochées d'un petit nombre de fermes, d'une seule parfois, dans sa cour où s'élèvent les bâtiments annexes et qu'accompagne un jardin. Il arrive même qu'elles nous ouvrent l'intérieur de l'habitation pour nous montrer les habitants en train de se chauffer. Là, bien sûr, c'est l'embellissement du quotidien qu'il faut craindre, mais sans tomber dans les excès de l'hypercritique. Le témoignage de l'image est d'autant plus à retenir qu'il montre non seulement les éléments -les constructions légères, par exemple, et tout ce qui est réalisé dans un matériau périssable - qui échapperont toujours à l'archéologue, mais même un type de construction qui tend à s'imposer à la fin du Moyen Âge et qui diffère de la maison de pierre - la seule, ou presque, qui soit accessible aux recherches de terrain.

Comme tout ce qui relève de la culture matérielle, la maison appartient au domaine de l'histoire presque immobile, où cependant les choses bougent mais lentement, insensiblement. Il y a loin de l'habitation du haut Moyen Âge - assemblage de poteaux habillé de terre crue et coiffé de végétaux, selon des techniques où se prolonge la Préhistoire - à la maison traditionnelle de nos campagnes. Celle du bas Moyen Âge est plus proche de cette dernière qu'elle préfigure en quelque sorte. Et, dans cette évolution, il est possible que le XVe siècle marque une accélération, à la faveur de la reconstruction des campagnes après la guerre de Cent Ans et les épidémies. Les temps sont favorables aux paysans qui obtiennent de meilleures conditions lors des récensements. Les solidarités qui se nouent alors pour mieux tirer parti de la situation nouvelle ont parfois donné naissance à des formes sans grand avenir, dont la toponymie garde quelques souvenirs (Les Bertrands, Les Lombards). Les maisons de frérèche ou d'autres formes de communauté accolent les unes aux autres les habitations, réduites à une chambre généralement, de ceux qui sont « à pot et à feu». De la maison rurale traditionnelle, l'habitation du XVe siècle présente déjà certains caractères comme la distribution en plusieurs pièces aux fonctions plus ou moins affirmées; mais c'était déjà le cas au XIVe siècle à Montaillou, où la cuisine était distincte des chambres et du solier à l'étage. Les sites archéolo­giques témoignent aussi de la fréquence de l'étage, et pas seulement à Rougiers ou dans les villages perchés où l'espace fait défaut, mais également dans le vil­lage ouvert de Dracy. Les castrum - Essertines, Rougiers, Cabrières, etc. ­groupent des bâtiments appartenant au type de la maison-bloc en hauteur, si longtemps caractéristique des villages méridionaux, où le rez-de-chaussée est rarement le lieu de séjour des hommes qui s'établit plus volontiers à l'étage. Il n'en va pas de même à Dracy ; mais si la maison du XIVe siècle les distribue autrement, elle présente déjà les trois éléments de la maison vigneronne tradi­tionnelle : pièce à vivre, cellier et grenier.

De l'architecture rurale traditionnelle, la demeure du XVe siècle offre aussi la diversité qui fait le bonheur des ethnographes. On n'insistera pas sur celle, trop évidente, qui traduit les niveaux sociaux, sauf à noter que la demeure du sire du village - la maison forte ou le manoir - diffère de celle du paysan, plus par ses dimensions et sa localisation que par les matériaux et le mode de construction. Ceux-ci dépendent bien davantage de la géographie, c'est-à-dire des nécessités et des ressources locales, et commencent à dessiner la carte des types de maisons paysannes que l'on ne manquera pas, par la suite, d'expliquer par le concept vague de tradition. Les matériaux de couverture, en particulier, reflètent bien l'évolution technique qui, partie d'une relative uniformité, n'est pas encore parvenue tout à fait à son terme. La couverture de chaume reste prédominante: au XVIe siècle encore, dans l'œuvre de Pieter Bruegel, 79 % des toits sont en chaume, dans ce pays de briques, pourtant, qu'est la Flandre. Mais ces toitures végétales sont concurrencées, l'archéologie le prouve, par d'autres matériaux dont la distribution annonce celle des temps subactuels : laves de Bourgogne, lauzes du Massif central, tuiles canal de nombreuses pro­vinces méridionales, ardoises même - celles d'Anjou sont, dès la fin du XVe siècle, exportées vers la région parisienne et Rouen. Quant au bois - châtaignier, sapin, épicéa, des bardeaux ou essentes - sans doute encore largement répandu, il est, semble-t-il, en recul à la fin du Moyen Âge où son prix aug­mente.

La construction des murs ne présente pas moins de diversité. La brique apparue, ou plutôt réapparue assez tardivement et d'un usage longtemps limité, gagne du terrain depuis le XIIIe siècle, en Flandre et dans les pays toulousains. De la terre crue, sous la forme de carreaux, de bauge non banchée ou de pisé, on ne sait presque rien: l'iconographie ne permet pas de l'identifier, l'archéo­logie ne la retrouve pas sauf rares exceptions; c'est à peine si parfois l'écrit la mentionne, dans le Forez, par exemple, où elle serait fréquemment utilisée dans la plaine dès le XIVe siècle. Mais le succès de la terre crue dans la France d'hier fait penser qu'elle devait être présente dans beaucoup de provinces.

L'archéologie connaît mieux la construction en pierre. Celle-ci conserve les caractères qu'elle présentait aux siècles précédents, qui la distinguent de la construction savante, de l'architecture religieuse ou castrale : utilisation de la pierre locale, souvent procurée par le site même du village, emploi de moellons à peine dégrossis (au pic, au marteau têtu?) que lie, le plus souvent, de la glaise ou un mortier pauvre en chaux. S'il y a une évolution, elle est plutôt à rebours de ce qu'on attendrait; l'emploi d'un mortier plus riche en chaux permet d'abandonner l'appareil assisé en faveur d'un blocage dans lequel les moel­lons sont noyés.

Il y a quand même d'évidents progrès. Il est vrai qu'ils attendent souvent le XVIe siècle pour s'affirmer, mais on ne peut pas en refuser tout à fait le bénéfice à la fin du Moyen Âge. On laissera de côté l'éventuelle généralisation de la ferme de charpente, en l'absence de tout témoignage utilisable touchant la maison paysanne; mais il y a l'emploi des voûtes pour couvrir les rez-de-chaussée (à Essertines, dans les celliers bourguignons, au XVIe siècle) et l'apparition de la pierre de taille pou les piédroits, les linteaux, les trumeaux, les angles en besace.

De même, sur un autre plan, la maison mixte qui abrite sous un même toit bêtes et gens, sans disparaître, devient sans doute plus rare: à Trainecourt, au XVe siècle, à la faveur de la reconstruction du village, l'habitation se sépare des bâtiments agricoles. Mais il faut renoncer à attribuer au Moyen Âge certains types qui paraissent pourtant anciens et caractéristiques de tout temps de certaines provinces: la maison lorraine mitoyenne et se développant en profondeur derrière un « usoir » n'apparaît qu'après la guerre de Trente Ans ; la ferme picarde à cour fermée n'est sans doute pas antérieure au XVIIIe siècle.

S'il faut enregistrer des progrès, il faut aussi admettre pour le XVe siècle ce qui apparaîtra comme des archaïsmes surprenants. C'est, en effet, au repeuplement après la guerre de Cent Ans qu'on attribue les constructions « en empilage » de l'Agenais, où les murs (ceux du rez-de-chaussée au moins) sont faits de troncs entiers superposés horizontalement: il en demeure entre vingt et trente exemples dans le bas Quercy. On peine à dater les témoins du troglodytisme mais on estime, sans doute sur la foi de quelques éléments décoratifs, qu'il attend le XVIe siècle pour se développer dans les vallées de l'Oise, de la Seine, de la Loire et du Cher; mais les habitats troglodytiques paraissent plus anciens en Auvergne et peut-être dans le Bordelais!

Encore aujourd'hui, beaucoup de nos provinces montrent, tant à la campagne qu'en ville, un type de construction pittoresque qui passe dans l'opinion pour le modèle même de la maison médiévale: c'est le pan de bois ou colombage . En réalité, rares sont les maisons de ce type qui soient réellement médiévales. Elles sont presque toujours du XVIe siècle, et au mieux elles datent de l'extrême fin du XVe siècle, comme le manoir de la Charme à Montrevel, en Bresse, daté par la dendrochronologie de 1497. Les sources iconographiques représentent fréquemment le pan de bois, mais à partir de la fin du XVe siècle et surtout au XVIe siècle. C'est encore ce type de construction que désignent sans doute les documents écrits quand ils parlent simplement de maisons de bois; c'est plus sûrement de cela qu'il s'agit dans les baux à ferme de l'Orléanais du XVe siècle, qui évoquent un travail de charpentiers qui « lèvent la maison» - ce qui est très significatif, car on assemble les pièces au sol pour les dresser ensuite. Les terriers bourguignons mentionnent, eux, des « torcheurs » et cela dès le XIVe siècle; or le pan de bois n'est qu'une armature dont les panneaux, dessinés par les poteaux, potelets et jambettes, sont le plus souvent remplis d'un torchis appliqué sur un clayonnage. Exceptionnellement, c'est ce que découvre l'archéologue quand la maison a brûlé: un torchis cuit par l'incendie, comme au Bois-des-Brigands, près d'Ussel, ou à Pesmes, près d'Auxonne, deux sites des XIVe-XVe siècles. En fait, c'est probablement la nouveauté la plus importante à mettre à l'actif de la construction de la fin du Moyen Âge: le succès du pan de bois.

Certes, on place généralement l'apparition de ce système beaucoup plus tôt, dès l'Antiquité, mais on devrait réserver le terme au système qui isole la construction du sol en l'édifiant sur un solin de pierres ou de briques et qui la rend indéformable par des contreventements. La ville sans doute a adopté en premier cette technique qui, par un nouveau perfectionnement -le passage du bois long au bois court -, permettait d'édifier de hautes maisons. En Allemagne, on a pu dater les plus anciennes maisons urbaines à pan de bois des années 1280-1290. La maison seigneuriale a suivi parfois l'exemple et c'est sans doute à l'imitation de ces modèles que la reconstruction des campagnes - en Alsace, Normandie, Sologne, Bresse - a adopté ce système qui offrait l'avantage de la souplesse, autorisant des démontages, des déplacements et des agrandissements. Cependant, au village, le pan de bois a ignoré les sculptures qui décorent encore aujourd'hui les façades urbaines et même les combinaisons savantes des potelets et des entretoises dessinant des croix de Saint-André et des losanges. Malgré tout, il reste quelque peu ostentatoire, il demandait aussi beaucoup de bois; après le XVIe siècle, son succès s'essoufflera.

Dès lors qu'on veut pénétrer à l'intérieur de la maison, on se trouve plus démuni encore que lorsqu'il s'agit de la construction. Les données font défaut et il devient très difficile d'isoler ce qui appartient en propre au XV e siècle. On a le sentiment, toutefois, que bien des archaïsmes subsistent. Même si l'habitation paysanne de la fin du Moyen Âge annonce et préfigure la maison rurale traditionnelle, elle est loin d'être dotée des éléments d'un confort, certes rustique, que pouvait offrir la demeure du XIXe siècle. Chauffage et éclairage, notamment, n'étaient pas assurés de façon très satisfaisante; souvent la maison, au XVe siècle, n'est encore pourvue que d'un foyer ouvert, parfois allumé à même le sol, au centre de la pièce à vivre qui est aussi cuisine. Mais les choses ont commencé à changer: le foyer, dont l'âtre est mieux soigné, s'accote plus souvent à un mur dans la maison de pierre et on ne peut exclure la présence d'un évent, voire d'un conduit au-dessus. Au XIVe siècle, à Dracy, on n'a rencontré qu'une cheminée; à Cabrières, il n'y en a pas jusqu'au milieu du XVIe siècle. Pourtant, les images la montrent plus fréquemment dans les intérieurs paysans, au XVe siècle (il est vrai que les images sont aussi plus nombreuses !), et les mentions des textes semblent attester une généralisation en cours de la cheminée: la présence dans les énumérations des terriers ou des testaments d'une pièce appelée« chaufour », qui est normalement contiguë à la cheminée, est, à cet égard, significative.

La nécessité de retenir la chaleur dans la maison est certainement responsable du petit nombre et de l'exiguïté des ouvertures: apparemment le paysan ne peut les pourvoir de verre à vitre ou d'un matériau translucide, mais seulement de volets; le jour ne pénètre que par la porte et par une minuscule fenêtre largement ébrasée à l'intérieur, à la manière d'un soupirail. Mais à Cabrières, au XVe siècle, on a noté la présence d'une baie géminée et des fenêtres à meneaux dans deux maisons du XVIe siècle. L’éclairage artificiel est en somme celui qui se maintiendra longtemps encore: la chandelle et la lampe de métal pour l'huile ou la graisse.

Les sols sont ce qu'ils étaient et ce qu'ils resteront: en terre damée très souvent, éventuellement et très rarement en pierres ou en mortier; bien sûr, les étages supposent des planchers. En revanche, la serrurerie ne cesse de progresser ; on a abandonné le système de la barre de fermeture au profit de la serrure, en bois, sans doute, mais bien pourvue de gardes: lui répond une clé à rotation, aux pertuis complexes mais symétriques, qui fonctionne de l'intérieur comme de l'extérieur et peut être retirée aussi bien en position de fermeture que d'ou­verture. Le « mur de la vie privée» devient une réalité.

On sait peu de choses du mobilier paysan, alors que les inventaires et les actes notariés sont parfois riches d'informations précises sur la maison urbaine. De celle-ci, la demeure paysanne se distingue sans doute par un équipement normalement plus limité. On peut penser que les meubles consistent en une table à tréteaux, des bancs ou archebancs (coffres-bancs), des selles (tabourets), des coffres qui sont les «meubles à tout faire», et puis la literie -le châlit pourvu d'un matelas de paille ou de laine, de draps, de couvertures, d'une couette. À ce mobilier de bois et de tissu s'ajoutent, dans la maison de pierre, des placards muraux.

L’eau n'est présente dans la maison que dans les jarres qui la transportent depuis le puits, rarement individuel, et plus souvent depuis la source dont l'eau est préférée. L’habitation est très rarement isolée. Dans les villages ouverts ou les pays d'habitat dispersé, elle s'accompagne des bâtiments d'exploitation qu'évoquent les textes, les terriers notamment, et que montrent les miniatures, en les situant dans une cour fermée par une clôture en clayonnage - celui-ci est très présent dans le paysage rural. Il constitue parfois les parois des bâtiments légers comme le toit aux brebis ou aux porcs, alors que les granges et les étables sont construites avec les mêmes matériaux que la maison. Dans les villages perchés ou fortifiés, la place manque pour l'exploitation, même s'il peut y avoir sous l'habitation un cellier ou une étable, et un grenier au-dessus. Mais la bergerie et certains bâtiments d'exploitation seront cantonnés à l'extérieur. Il arrive aussi que celliers et granges soient regroupés au cœur du village pour former un quartier fortifié: c'est ce que disent les textes pour Millas en Roussillon et ce que montrent les constructions à Dossenheim, en Alsace.

Dans l'histoire de la maison paysanne, le XVe siècle n'est pas marqué par de profondes mutations - encore que l'expansion du pan de bois ne soit pas un fait négligeable. En cette fin du Moyen Age, s'affirme l'évolution qui éloigne de la Préhistoire dont il reste cependant quelques vestiges comme les foyers ouverts. Mais la maison paysanne est alors beaucoup plus proche de l'habita­tion traditionnelle, au point que le paysage villageois, tel que nous le restituent dessins et miniatures, paraît très familier à nos yeux: c'est probablement davantage dans les intérieurs que la distance du XVe siècle au temps de nos grands-parents paraîtrait la plus grande.

_________________
TANCREDE
Revenir en haut Aller en bas
morgane

avatar

Messages : 60
Eperons d'or : 172
Courage et fidélité : 1
Date d'inscription : 12/01/2011
Age : 53
Localisation : ,Belgique

MessageSujet: Re: La maison paysanne   02.08.13 22:54


_________________
MORGANE
Revenir en haut Aller en bas
 
La maison paysanne
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Croquette pour animaux, Ogm et nourriture maison
» Ferment lactique pour yaourt maison "Alsa"
» La maison de la Vierge Marie
» BARDET DE MAISON-ROUGE Martial. général et baron d'Empire.
» Sainte Véronique Giuliani et commentaire du jour "Si cette maison en est digne, que votre paix..."

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L' almanach de la mandragore :: Habitat-
Sauter vers: