L' almanach de la mandragore

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 L'université de Paris

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amyvette

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MessageSujet: L'université de Paris   09.07.13 21:27

Fondée officiellement sous Philippe Auguste (1165-1223) en 1215, l’Université de Paris remontait en fait à une date plus ancienne : Pierre Abélard (1079-1142) y professait déjà au début du XIIe siècle. En 1215, le cardinal Robert de Courson, légat du Pape Innocent III crée officiellement la nouvelle Université. Les lettres du cardinal précisent les privilègues et status de l' Universitas. Ces lettres constitueront en final un seul texte codifiant les relations de l'Université et du monde extérieur, mais aussi les règles intérieures à l'Université (études, grades,...etc). Cette date de 1215 est généralement considérée comme la date de fondation formelle de l' "universitas magistrorum et scolarium parisiensis", la charte de privilèges entérinée par le pape étant signe de reconnaissance suprême pour toute communauté, et la bulle du Pape Grégoire IX de 1231 crée une Faculté de Médecine distincte de la Faculté des Arts, sous le titre de "Saluberrima Facultas Medicinae Parisiensis", la constituant en corporation ecclésiastique. La Faculté a pour principal mission d’enseigner et de faire passer les examens; elle surveille aussi les chirurgiens et les apothicaires et doit être consultée en ce qui concerne l’hygiène publique. Les six médecins exerçant alors à Paris assurent l’enseignement avec le titre de Maîtres régents; les cours commencent dès cinq heures du matin.

Placée directement sous l’autorité pontificale que le Chancelier de Notre-dame exerçait par délégation, l’école cathédrale comptait en 1270 un doyen et six maîtres-régents coiffés d’un bonnet carré, nantis du privilège de battre monnaie et de faire grève ou “cessation”. On évalue à 15.000 ou 20.000 le nombre des élèves qui la fréquentaient alors, et que leurs fêtes turbulentes ou leurs manifestations opposaient souvent aux forces de police. Pendant longtemps, Paris enseigna seulement la théologie; sa Faculté de Médecine est donc créée postérieurement à celle de Montpellier (17 avril 1220).

Elle attira précocement de nombreux étudiants étrangers initialement groupés en quatre “nations” : France, Normandie, Picardie, Angleterre. Les “escholiers” furent bientôt hébergés dans des “collèges” dus à l’initiative privée, comme celui des Dix-Huit fondé par un anglais en 1180, ou celui que le chapelain de Louis IX (Saint Louis), Robert de Sorbon, fit édidfier en 1253 pour la communauté des pauvres maîtres et étudiants en théologie. Purement théorique et scolastique, l’enseignement se donnait dans des maisons privées ou des églises, voire dans des granges meublées de botte de paille ou de foin réservé aux maîtres, notamment rue des Escholliers ou du Fouarre le “vicus straminis”, on sait que la rue du Fouarre, occupée alors par les écoles, ne reçut son nom qu'à cause de la paille ou foin ou feurre à l’époque dont elle était couverte. Suivant les instructions données par le pape Urbain V en 1366, les élèves étaient astreints à “écouter les leçons assis à terre, et non assis sur des bancs, par esprit d’abnégation et pour écarter de leur jeunesse toute tentation d’orgueil”. Le faste et la solennité des cérémonies universitaires n’ôtaient rien à la fatuité puérile et au dogmatisme étroit des professeurs dont les affirmations étaient irréfutables, les sentences sans réplique : maîtres et élèves, d’un commun accord, affichaient le plus profond mépris pour la réalité des faits.

La Faculté de Paris compta peu de grands médecins à cette époque, en dehors des figures illustres de l’Italien Pietro d’Abano, de l’Anglais Roger Bacon, de l’Allemand Albert le Grand qui y ont enseigné entre 1240 et 1300. On a retenu les noms de Gilles de Corbeil, de Jean Saint-Amand, de Pons de Saint-Gilles, de Géraud de Bourges, et du Portugais Pierre Julien dit l’Espagnol qui devait devenir Jean XXI, tous élèves de Salerne ou de Montpellier.

L’Université de Paris servit de modèle à la plupart des universités d’Europe centrale. Pour des raisons politiques, les étudiants anglais qui la fréquentaient en grand nombre, furent expulsés par ordonnance royale en 1167 : de retour dans leur pays , ils contribuèrent grandement à la naissance et au développement de l’Université d’Oxford.

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AMYVETTE
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